Lorsque plume et utopie forment une histoire ~ ^^ ~ Un site où mon imagination règne ! Venez découvrir mes histoires si le coeur vous en dit~
Un rayon de soleil était braquer sur moi, provenant de la fenêtre que j'avais ouverte cette nuit.
-Notre petit fièvreux est réveiller ? lança une voix sur ma gauche.
Une femme mat de peau, des yeux verts et de long cheveux châtains.
Mila.
-Bonjour, tante Mila. Comment vas-tu ? demandai-je, en m'asseyant.
Assise sur rebord de mon lit, elle me fit un sourire éblouissant :
-Le malade ici, c'est toi. Comment toi, tu vas ?
Je ne su quoi lui répondre.
-Ton assistante m'a dit que ta fièvre avait baisser, cette nuit. Je t'ai osculté en arrivant, hier soir, ta fièvre n'était pas normal. As-tu une explication ?
-Je ... je pense en avoir une.
-Te voir aussi indécis me rend curieuse. Me penses-tu indignes de ta confiance ?
-La confiance n'existe pas, dans notre famille.
-Ce n'est pas faux, mais je suis ton médecin depuis ta naissance et je connais ton corps parfaitement. Si ce n'est pas une cause physique, c'est une cause psychique. Et donc, que t'est-il arriver, récemment ?
Je ne pouvais rien lui cacher.
-Si tu t'es vraiment toujours occuper de moi, te souviens-tu ce qui s'est produit, lorsque j'avais cinq ans ?
-Lorsque tu as été enlever ? Tu es revenu dans un sale état. Personne n'a voulu me raconter quoi que ce soit, j'étais folle de rage. Tu étais remplis de blessure, de sang et de trace de corde. Niveau mental, tu ressemblais à un légume ! J'ai mis un temps fou à te faire revenir !
-Me faire revenir ?
-Lorsqu'on éprouve une grande peur, l'instinct de survie prend le dessus et le cerveau bloque la conscience, pour se protéger. Il n'est pas rare que le traumatisme vécu laisse une amnésie profonde. Ca a été ton cas. Mais je suis surprise que tu connaisses ces faits !
-Il est vrai que je ne me souviens de rien. Mais lors du dernier bal, j'ai eu des flash-back étrange. Je pense avoir partiellement fait remonter ma mémoire, même si je ne me souviens de rien, je sais que ce poignard m'appartient !
Elle me dévisagea, surprise :
-Un poignard ?
J'hocha la tête.
Elle prit un air pensive, puis eut l'air d'avoir une inspiration :
-Tu parles de cette lame d'argent que tu trimballais avec toi, juste avant de te faire enlever ?
-Tu m'as vu avec ? demandais-je, excité d'avoir enfin une preuve que je n'étais pas fou.
-Oui. Avant cet événement, tu étais tomber malade ... les oreillons, je crois. Ta nourrice t'avait donner ce poignard, lorsque tu étais enfin guéris. Tu le gardais fièrement à la ceinture et te trimballer partout avec... si mes souvenirs sont bon, ce poignard est un souvenir de famille qu'on avait perdu de vue ... mais attend, comment en est-on venu à ce poignard ?
Elle avait l'air perdu.
-Lorsque j'ai apperçu le poignard à la ceinture d'une certaine personne, certains souvenir floue me sont revenu. J'ai commencé à me sentir étrange, depuis.
-Et que comptes-tu faire ?
-Récupéré mes affaires.
-Et ensuite ?
-C'est tout.
Elle haussa les épaules :
-Fais ce que tu veux, après tout, ce sont tes choix. Mais en tant que médecin, j'aimerais te demander de te reposer encore un jour, au cas où... ta fièvre est peut-être dû au choc, où à ta frésénésie prolongé lors de ton combat avec Eloïse.
Les informations se propageaient rapidement, dans notre famille.
-Est-ce mal, de vouloir savoir la vérité ? murmurais-je, en soupirant.
-Ce n'est ni bien, ni mal. C'est ton choix, c'est tout. D'ailleurs, le vieux c'est échappé, d'après ce que j'ai compris. Comme toujours, il est bon en esquive celui-là... lança t'elle, en se levant. Tout ce que je peux te dire, c'est que je t'ai bel et bien vu avec ce poignard et qu'il n'y avait pas plus bienveillant à ton égard que ta nourice. Sur ce, je descend dans le salon. Change-toi et rejoint-moi.
Elle quitta la chambre, en fermant doucement la porte.
Elle n'avait pas changer : toujours aussi autoritaire et professionnel.
"Aucun patient ne me filera entre les doigts" disait-elle, toujours.
Je me leva et me changea rapidement.
Je sortis et tomba nez à nez avec Inès.
-Bonjour Lionel.
-Bonjour.
Elle parut hésitante, puis se reprit :
-Que désiriez-vous manger ?
Je dévinais à son ton, que quelqu'un était présent à l'étage.
-Ce que me préparera Alan ou Carla. A part ce qu'ils cuisinent, je ne mange rien d'autre.
Elle hocha la tête, puis me fit signe d'avancer.
J'haussa les épaules et me dirigea vers le salon.
Justement, Carla était là, servant le petit déjeuné à Mila et aux jumeaux à table.
Père lisait un rapport, bien câler sur son fauteuil, sa tasse de thé à la main.
Mère était assise face à lui, lisant un magasine de mode, l'air boudeuse.
Eloïse et Margot était assise sur le canapé, chacune plongée dans un livre.
Alan était le seul absent.
-Bonjour. dis-je seulement, pour annoncer ma présence.
Je m'assis face à Mila.
-Que voulez-vous manger ce matin, jeune maître ? me demanda Carla.
Carla était notre cuisinière en chef, depuis plusieurs années. La cuisine était son territoire, et elle m'avait prouvé par A plus B qu'elle n'empoisonnerait jamais ces plats. J'avais donc finit par accepter de manger ce qu'elle préparait.
-Quelque chose de léger, j'ai encore un peu mal à la tête.
Elle hocha la tête, d'un air bienveillant, puis s'en alla.
Inès était là, debout derrière moi.
-Tu as mangé ?
Elle hocha la tête.
-Monsieur Lionel, vous n'avez aucune raison de vous préoccupez de cette jeune novice ! lança l'homme, se trouvant derrière Eloïse.
Son assistant, un certain Marc.
Je le trouvais sans talent, mais Eloïse avait l'air de l'apprécier.
Mais de là à ce qu'il m'adresse la parole et qu'il essaye de me donne des ordres, cela m'était intolérable !
-Dois-je jeter cette chose par la fenêtre ou vas-tu lui inculquer les bonnes manières ? demandais-je, en m'efforçant de rester calme.
Il allait ouvrir sa bouche, lorsque ma soeur l'arrêta d'une main :
-Marc, tait-toi ou il va te tuer sur place. Je t'ai déjà dit de ne pas adresser la parole à mon frère, si tu n'y es pas inviter !
Celui-ci se tendit et ferma sa bouche.
-Je ne veux pas de sang sur mon canapé ! s'exclama Mère, en tournant la page de son magasine.
-La salle d'entraînement est libre, puisque je n'y suis pas ... lança Père, en posant sa tasse de thé vide, sur la table basse.
Les jumeaux ricanaient en se faisant des messes basses.
-Il est évident que je ne travaillerais pas en compagnie de deux jeunes personnes malpolis, qui ne connaissent pas les bienséances de table. lançais-je, en voyant Carla revenir avec un plateau.
Les jumeaux s'arrêtèrent net et se mirent à manger en silence.
-En parlant de deux jeunes personnes malpolis... fit Mère, en refermant son magasine, nos vivres ont disparu en une heure à peine, hier. Je devine la tête des coupables. Quel punition devons-nous leur donner ?
Les jumeaux se tendirent, tandis que la porte du salon s'ouvrit sur un Alan à l'apparence négliger.
-Mon fils, sors-tu d'une machine à laver ? Va tout de suite t'arranger ou je m'occupe de ton cas ! s'exclama Mère, en se levant.
Comprenant qu'il avait eut un mauvais timing, il s'enfuit rapidement, sans demander son reste.
A quoi lui servait les micro, finalement ?!
-Et vous, fit-elle à l'adresse des jumeaux, je ne vous ais pas oublié !
Carla m'avait apporté un jus d'orange frais, ainsi qu'un oeuf sur le plat et une salade.
Plus léger, ce n'était pas faisable !
Je me mis à manger avec appétit, sous le regard ravi de Mila.
Une fois mon petit déjeuné finit, je lui demanda :
-Tu te souviens de ce que je t'ai dit, ce matin ?
Elle hocha la tête, comprenant que je ne voulais pas que ça se sache.
-La personne qui le possède m'a invité à un bal, pour jouer les gardes du corps. Qu'en penses-tu ?
Elle jetta un bref coup d'oeil à Père, avant de me faire un grand sourire :
-Personne ne critiquera tes choix. Mais je pense que savoir la vérité te seras bénéfique, en espérant que ton Père acceptes de desceller ses lèvres...
Le sous-entendu était trop gros pour ne pas être compris.
Père toussota, puis se leva :
-Mila, je te prierais de ne pas parler de choses taboues devant les enfants.
Je me leva à mon tour :
-Père, je veux savoir. Tabou ou non, c'est mon passé.
Il secoua la tête et se pencha vers mon oreille, pour me chuchoté :
-Demain matin, viens me voir dans mon bureau. Je répondrais à tes questions, mais pas un mot à quiconque !
Puis il se redressa et lança :
-C'est comme ça et pas autrement, Lionel. N'oublie pas que tes cours reprennent aujourd'hui.
Il me demandait de jouer la comédie ?
Très bien !
-Mais, Père ! N'ai-je pas le droit d'apprendre ce qui me revient de droit ? demandai-je, tout en gardant une face sans émotion.
-Assez, Lionel. Le sujet est clos. fit-il, en partant.
Je soupira, sentant que la tête me tournait encore un peu.
Mila s'approcha et eut l'air de constater quelque chose qui la surpris.
-Lionel, ça va ?
Je secoua la tête.
Eloïse et Margot me fixèrent, se levèrent et sortirent précipitemment.
Mila me prit délicatement la main et m'entraîna vers le canapé.
Elle me fit m'asseoir et se mit face à moi, le regard tendre et chaleureux, puis me prit par les épaules et m'annonça :
-Lionel, reste calme et écoute-moi.
J'hocha la tête, perdu par l'attitude de tout le monde.
Inès n'avait pas bouger.
-Lionel, tes yeux sont violet. Tu es en pleine frénésie, alors qu'il n'y a pas de sang.
Je mis du temps à comprendre ce qu'elle me disait.
Pourtant, je me sentais calme.
-Je ne sens aucune présence de sang et je me sens parfaitement calme. C'est étrange.
-Oui, c'est étrange, mais vu ce que tu m'as expliqué, ça prend son sens. Ton psychique superpose l'époque où ça c'est produit, à maintenant. Je ne vois aucune autre explication. Maitenant, essaye de te contrôler et de te vidé l'esprit !
J'inspira profondément, essayant de câler mon rythme cardiaque sur celui de Mila.
Je me sentais parfaitement calme.
Je n'avais pas quitter celle-ci des yeux.
Elle prit ma température, mon poul, et inspecta mon corps sous toutes ces coutures.
-Lionel, j'avoue que là, je ne comprends pas. Ton corps est totalement détendu et calme. Moi-même, je ne sens aucune odeur de sang...
Je me dirigea vers la fenêtre et l'ouvris.