Lorsque plume et utopie forment une histoire ~ ^^ ~ Un site où mon imagination règne ! Venez découvrir mes histoires si le coeur vous en dit~
Les jours avaient passé... on en avait avalé, des kilomètres !
L'un comme l'autre, têtu comme des mules, boudés chacun dans son coin.
Les liens de sang ne peuvent pas se réfuter.
Surtout lorsque tout les partis ont un caractère de cochon !
La vache avait été la plus bavarde, pendant le voyage.
Étant neutre, je discutais avec l'un et l'autre séparément.
Naomie restait coller à sa vache.
- C'est toi qui va finir marié à elle ! s'était exclamer Caïn, moqueur.
On venait de trouver refuge dans une grotte.
La nuit était tomber, nous avions donc fait un petit feu de camps.
- Tu dis ça, mais tu es bien content, lorsque tu bois son lait ! s'exclama t'elle, l'air vexer.
Avec le temps, j'avais appris à traduire ces expressions faciale et son ton.
Elle paraissait vexer, mais la blague l'amusée.
Au bout d'un moment, elle commença à chanter, une ballade de son village.
Malgré moi, une larme coula et je sortis de la grotte, prendre l'air.
La jalousie n'existait pas chez les anges.
Chez les démons non plus, d'ailleurs.
Je n'étais pas jaloux.
Non.
Mais son chant avait fait naître en moi, un sentiment étrange.
J'avais l'impression qu'un trou immense et sans fond venait de naître en moi.
Je me sentais vide et seul.
La sensation perdura, comme si on avait plongé à nouveau la lame d'une lance dans mon coeur et qu'on l'y avait laisser, pour que la plaie continue de saigner.
Je voulais chanter à nouveau aussi.
Mais je n'y avais plus le droit.
Mes larmes continuaient donc de couler, sans s'arrêter.
Je n'avais pas de coeur.
Étant un ange, cela était une évidence.
La seule et unique chose qui protégeait mon existence, était ma vertu.
Ma prudence.
Je ne regrettais pas mes décision.
Mais j'avais perdu la seule chose qui m'était précieuse.
Ma voix.
A present, celle-ci était grave et cassé.
Si ma voix devait avoir une apparence, elle serait comme un instrument rouillé.
Cette pensée me fit encore plus mal.
J'avais accepter et je devais me tenir à mes décisons.
Point.
Je sécha mes larmes d'un coup de manche.
C'est là qu'elle arriva à mes côtés et m'observa.
-Tu es un ange, n'est-ce pas ? demanda t'elle, sérieuse.
J'hocha la tête.
Elle continua de mes dévisager :
- C'est la première fois que je vois un ange pleurer. Mon chant t'as ému ?
Je secoua la tête, silencieux.
Je ne voulais pas comparer ma voix à la sienne.
Je ne voulais pas me rendre plus impure que je ne l'étais déjà, en ayant des pensées puttrides.
Elle continua de parler m'enfonçant la lame et aggrandissant le troue.
Caïn mit fin à mon calvaire, en sortant de la grotte à son tour :
-Naomie, tu devrais arrêter.
-Arrêter ?
-Tais-toi un peu et regarde le ciel. Lança t'il, en haussant les épaules.
On leva tous la tête, vers cet endroit remplie de petit point lumineux.
Le silence paisible me fit du bien.
Caïn colla son épaule contre la mienne.
On resta comme ça un long moment, jusqu'à ce que Naomie se mette a baillé.
Après avoir marmonné quelque chose d'incompréhensible, elle retourna dans la grotte dormir.
J'en profita pour m'asseoir parterre et me mettre à l'aise.
La grotte se trouvait en bas d'une colline.
Face à moi, se trouvait une grande prairie remplie d'herbe et de fleur rouge.
La lune éclairait le tout.
-Et dire qu'elle brille autant, même en étant puni... murmurai-je, amusé.
-De quoi ? demanda Caïn, en sortant de sa rêverie.
-Lorsque Père a créée chaque élément de ce monde, se fut assez drôle. Chaque création avait son mot à dire...
-La création... tu n'as jamais voulu m'en parler. Fit-il curieux, en se redressant.
-Je ne sais pas ce que je peux te dire ou non. Mais la dispute des astres étaient certainement la plus amusante...
-Qu'un ange dise qu'une dispute est amusante, c'est étrange... mais raconte !
-Lorsque Père a créée les astres... la plupart des planètes étaient douce et calme. La lune tournait autour de la terre, mais elle était immense et très lumineuse.
-Les planètes ? demanda t'il, perdu.
J'haussa les épaules, ne sachant pas comment lui expliqué les lois du cosmos et de l'espace.
-La lune voulait être la seule à être grande et lumineuse. Elle s'est plaint à Père, ce qui ne lui a pas plu...
-La lune s'est plainte ?
-Oui. Elle voulait que Père réduise le soleil. Qu'il soit plus petit... Père a fait l'inverse. Il a réduit la taille de la lune et la rendu moins lumineuse.
-C'est triste...
-Oui, mais elle se sentait tellement seule que Père a eut pitié d'elle. Il lui a alors donné des compagnons.
-Des compagnons ?
-Les étoiles. Lorsqu'elle brillera, ses amis brilleront avec elle pour toujours. Elle ne sera jamais seul.
Un sourire éclaira son visage.
-C'est à ce moment-là, que Père m'a appris quelque chose d'important...
Caïn se toura vers moi, tout ouïe.
-Lorsqu'on perd quelque chose, ce n'est jamais pour rien. On y gagne toujours quelque chose, au final...
Oui, c'est ce que je devais ancré en moi, en cet instant.
-Je suis un peu comme la lune, finalement. J'ai arrêté de briller et je suis devenu impur... mais au moins, je vis ici sans être tout seul, puisque tu es là.
Il hocha la tête, puis la secoua :
-Je ne suis pas d'accord. Contrairement à la lune, tu ne t'es pas plaint une seule fois ! Je trouve que ce qui t'arrive est injuste.
-Rien n'est injuste. Si je suis ici, c'est certainement pour une bonne raison.
-Vous, les anges, avaient une drôle de manière de voir vos malheurs...
-La meilleur raison n'est-elle pas que je t'ai rencontré et que je voyage avec toi ? A moins que tu aurais préféré rester seul...
Il secoua la tête et se jeta sur moi, me serrant fort contre lui :
-Dans ma vie, tu es certainement la meilleur chose qui me soit arriver.
-La meilleur ? Ta vie a été si cauchemardesque ?