Lorsque plume et utopie forment une histoire ~ ^^ ~ Un site où mon imagination règne ! Venez découvrir mes histoires si le coeur vous en dit~
Benoît et Inès étaient là, sur la machine à pression.
L'apesanteur devait être conséquente, vu les gestes maladroits qu'elle effectuait.
-Ne vous concentrez pas sur eux, Lionel. Continuons comme ce matin. lança Renan, en me provoquant du doigt.
J'inspira profondément et me concentra, pour ne pas entrer en frénésie.
Poker face.
Ecraser ces émotions.
Ne pas les laisser déborder.
Se battre contre la cible, sans la tuer.
On se jaugea quelques minutes, avant de commencer un échange satisfaisant.
Il était complétement entrer dans mon rythme, de son plein gré.
Tout comme précédemment, il évitait mes coups avec agilité et corriger mes erreurs, en m'expliquant patiemment ce que j'aurais dû faire.
Plus qu'un dragon, sa vision des choses et sa logique me ferait plus penser à un véritable renard.
Rusé comme un renard.
Cette expression prenait tout son sens avec lui.
Je continuais mes attaques, jusqu'au moment où il m'attrapa le pied et secoua la tête :
-Lionel, votre frénésie est de retour. Arrêtons-nous là.
Je n'étais même pas essouflé et lui non plus.
-As-tu une idée réel de ce qui peut provoquer l'activation de ma frénésie, sans que je ne le veuille ? demandais-je, en prenant la serviette qu'il me tendait.
-De mon point de vue, c'est un emballement de vos énergies. Ce qui provoque l'activation est surement un mécanisme de défense psychique.
C'était très probable.
-Dans ce cas, je ne pourrais pas mener ma mission à bien mais ...
-Vous tenez tant que ça, à servir de garde du corps pour cet enfant ?
Je secoua la tête :
-En réalité, je n'en ai rien à faire de lui. C'est ce qui est en sa possession qui m'intrigue, car c'est une chose qui m'appartient.
-Puis-je vous demander plus de détail ? fit-il, soudainement intrigué.
-Un poignard. Plus précisément, une lame d'argent.
A ces mots, ces yeux changèrent d'expression.
A présent, ils étaient bien plus vivant et exprimer beaucoup d'interrogation.
En jetant un regard en arrière, je vis Benoît faire descendre Inès de la machine.
Elle paraissait épuiser, mais me jeta un coup d'oeil.
-Avant de continuer notre conversation, mieux vaut que vous alliez reprendre une douche. Je vous rejoint de suite dans votre chambre. lança t'il, en partant.
Mettant la serviette autour de mon cou, j'avança vers ma chambre.
Je croisa Père, au détour d'un couloir.
Il était au téléphone, ayant vraisemblablement trouver une solution pour son rôle de riche sur la paille.
Lorsqu'il m'apperçut, il me fit signe d'approcher, posa sa main sur mon front, puis m'indiqua de filé dans ma chambre, d'un geste de la main.
En entrant dans ma chambre, je me rendis compte que j'avais manqué de vigilence : Père m'avait prit la serviette.
Je n'étais pas en forme.
D'ordinaire, ça ne me serait jamais arriver.
Je pris une douche rapide et en sortit fatiguer comme jamais.
Renan était là, m'attendant avec un nouveau pyjama plié, dans ses mains.
Il m'aida à m'habiller, me coucha et me borda.
Il me dévisagea quelques instants et son regard se fit chaleureux quelques secondes, avant qu'il ne prenne une chaise et ne s'asseye près de moi.
L'air las était de retour.
-Et donc ? demandai-je, en baillant.
-Ce poignard, cette lame d'argent, je veux dire... est-ce celle que tu possédais lorsque tu étais enfant ?
J'hocha la tête.
Lui aussi, m'avait donc vu avec.
-Cette lame est dangereuse pour mon frère.
-Rune me l'a fait comprendre. Mais je ne tiens qu'à la récupéré, sans plus.
Il hocha la tête, paraissant vaguement inquiet.
-Tu tiens beaucoup à Rune, n'est-ce pas ? demandai-je, réussissant à lui faire afficher une expression de surprise.
Il se reprit rapidement :
-Qu'est-ce qui vous fait dire cela ?
Son ton était prudent.
-Toi, tu analyses les énergies. Moi, je suis former pour sonder les émotions des gens. De manière presque inné, je sais ce que ressentent les personnes présentes. C'est pour cela que lorsque je suis en frénésie, j'écrase mes propres émotions.
-Avez-vous déjà essayer de faire l'inverse ?
-Exprimer mes émotions, lors d'une frénésie ? Une fois seulement. Ce fut un désastre.
-Que s'est-il passé ?
-Un véritable massacre.
-N'est-ce pas bien ?
-"Bien" ? repris-je, en secouant la tête. Qu'y a t'il de "bien" a tué des innocents ?
-N'est-ce pas ton travail ?
-Mon travail est de tué ceux qui doivent mourir. Tuer des gens qui ne doivent pas l'être, est une transgression des règles.
Il n'eut pas l'air de comprendre.
-Tu aimes donc vraiment ton frère, n'est-ce pas ? redemandai-je, à nouveau.
Un sourire triste et un regard nostalgique s'afficha :
-Je dois bien avoué que j'adore mon frère. Mais il ne le réalise pas. Depuis qu'il s'est réveiller, il me considère comme un ennemis.
-Un jour, je suis persuadé que ça s'arrangera. La compréhension vient avec le temps et l'expérience... murmurai-je, en sombrant dans le sommeil.
Mes yeux se fermèrent, lourd.