Lorsque plume et utopie forment une histoire ~ ^^ ~ Un site où mon imagination règne ! Venez découvrir mes histoires si le coeur vous en dit~
Il me fixait, silencieux.
Pourquoi m'avait-il demander d'attendre, si c'était pour être tout les deux, planter face à face, sans parler ?!
Des gardes passèrent à ce moment là, (surement en train de faire leur ronde) et nous jetèrent un bref regard intrigué.
-Je t'écoute... dis-je, au bout d'un moment.
Il prit une inspiration et commença :
-Je suis désolé de m'être conduit comme un idiot, dans la salle du trône.
Sa sincérité me surpris :
-Oh ? Et qu'est qui t'a fait changer d'attitude ?
-Je... après qu'on soit sortit de la salle, mon oncle m'a expliqué ce qu'était les ramasseurs d'âme... il y en a si peu que je pensais que vous n'êtiez pas réel.
-Et ?
-Et... j'ai compris, pourquoi vous étiez aussi respecter et protéger par les lois. Je m'excuse sincèrement, d'avoir voulu vous humiliez.
Son visage exprimer un véritable regret, ou alors, il était bon comédien !
-Excuse accepter. En vérité, celui qui s'est sentit le plus indigner, ce n'est pas moi. Mais lui... dis-je, en montrant Kean du menton.
Le jeune noble considéra Kean, quelques instants, avant de s'excuser platement :
-Je suis désolé, d'avoir manquer de respect à ton grand frère.
La réponse de Kean se lut sur son visage. Son expression fut si indescritptible et inabituel que j'explosa de rire, sans le vouloir.
Je dû m'appuyer sur l'un des piliers, pour tenir debout. Je me tenais le ventre, riant aux larmes. Je n'arrivais pas à m'arrêter !
Kean m'observait avec une certaine indécision. Je voyais qu'il était entre le mode "boudeur" et le mode "satisfait".
Les gardes et le noble m'observaient, quant à eux, comme si j'étais devenu un extraterrestre.
Lorsque la princesse revint en courant, je venais à peine de réussir, a retrouvé mon souffle.
-Qu'est-ce qui se passe, ici ? demanda t'elle, en s'approchant.
J'essuya mes larmes, mais je n'arrivais pas à reprendre mon sérieux, gardant un sourire idiot sur les lèvres.
-Ce noble a cassé mon maître ! s'exclama Kean, en montrant le jeune homme du doigt.
-"Casser" ? Comment ça ? fit-elle, en se tournant vers l'accusé.
Celui-ci leva les mains, l'air de dire "je suis innocent".
-Ce n'est rien... dis-je, en sachant pertinement qu'un nouveau fou rire pouvait démarrer à tout moment. Et donc, où puis-je aller dormir ?
-Père m'a dit qu'il t'avait fait préparer une chambre, dans la tour Sud du château. C'est juste à côté des dragons, donc personne ne s'approchera trop près.
-Allons-y, maître ! s'exclama Kean, en me prenant par la main.
-Maître ? demanda le noble.
-Kean est un peu comme mon petit frère, mais c'est ma faux.
Il bloqua, fixant avec stupéfaction le petit garçon en salopette.
-Tu veux que je t'accompagne à ta chambre ? proposa la princesse.
J'hôcha la tête, ne voulant pas me perdre.
Le noble emboîta le pas, nous suivant de près.
Ces cheveux bruns plaqués, ses yeux noir, ainsi que sa tenu tiré aux quatre épingles et son allure hautaine, lui donnait un véritable air de pourrit gâter.
Seul son regard emplit de regret, lui donnait un air de véritable repentit.
Je soupira, tandit que la princesse bavardait pour trois, à présent.
-Maître, qu'est ce que c'est ? demanda Kean, en pointant quelque chose du doigt.
J'essaya de chercher ce qui pouvait l'intriguer, sans trouver :
-De quoi parles-tu ?
-Ca...
On se rapprochait, d'une double porte menant à l'exterieur.
En avançant encore de quelques pas, je vis une sorte de grosse cheminée fumante.
Elle crachait de gros nuage gris.
-La polution est dangeureuse... chuchotai-je.
-Ce sont les cheminées, d'oú sortent les combustions des dragons. expliqua la princesse. Les dragons sont obligé de cracher leur feu cinq fois par jour minimum, sinon ils ont des aigreur d'estomac...
-C'est pour cela que personne ne s'approche d'ici ?
-Exacte ! La fumée dérange... fit-elle, en se penchant légèrement pour me dévisager.
-Du moment que je n'ai personne autour de moi, ça ne me dérange pas. dis-je, en haussant les épaules.
-La tour sud est réservé aux dragonniers. Pour le moment, il n'y a que celui qui t'a amené ici et ... celui de mon frère.
-Donc, il y a deux personnes dans cette tour ? Qu'en penses-tu, Kean ?
Celui-ci leva la tête, me fixant d'un regard pensif.
Cela dura plusieurs secondes, jusqu'à ce que je ne puisse plus tenir et cligna des yeux.
-Maître, si les chambres des dragonniers sont loin de la nôtre, je pense que tout ira bien... fit-il, d'un air incertain.
Le voir douté, fit naître en moi un sentiment d'insécurité.
"Je vois que l'on est pas serein, faucheur de vie"
Une voix télépathique que je ne connaissais pas. Une voix masculine.
-Qui es-tu ? dis-je, en cherchant sa provenance.
Le noble et la princesse m'observèrent, surpris.
Celle-ci allait parler, mais Kean lui intima le silence d'un geste.
"Je suis l'un de tes amis. On me nomme le vent Nocturne. Ou le vent de nuit. Ne t'en fait pas, nous nous connaissons bien !"
Un lèger courant d'air, rassembla la fumée de la cheminée et en fit une colonne droite, montant au ciel.
Même de nuit, le vent soufflait !
"Oui, bien ! Détend-toi, tout ira bien. Je suis là pour veiller sur toi, comme toutes les nuits, tu peux dormir tranquille."
Je l'entendais, mais ne le voyait pas. Etrangement, je le croyais et lui faisait confiance, bien que ces propos étaient suspicieux.
-On se connaît, tu dis ? dis-je, en serrant la main de Kean.
"C'est exacte. Depuis ton arrivé inhabituel dans ce monde. Je sais presque tout de toi. Mais je te sens épuiser, va donc te reposer, nous parlerons la nuit suivante."
-Attend ! Comment ça "inhabituel" ? m'exclamais-je, désespérer.
Mais la voix ne répondit pas. Ou plutôt, seul un murmure du vent, parvint à mes oreilles, se résumant à un mot : "demain".
-Je suppose que je ne suis pas sortit du labyrinthe des questions, mais il a raison, je commence à fatiguer... murmurais-je, en baillant.
-Euh... grand ramasseur, a qui parliez-vous, à l'instant ? fit le noble, l'air effrayer.
Contrairement à lui, la princesse avait des étoiles dans les yeux :
-Etait-ce un esprit ? Un fantome ? Non, je sais... un démon ?
Elle avait l'air d'une conspiratrice curieuse.
-C'était ... rien. Je suis fatigué, montre-moi ma chambre, s'il te plaît.
Elle prit un air déçu, mais m'indiqua la porte de la tour :
-Ta chambre est au troisième étage. Quelqu'un est censé t'y attendre... bonne nuit ! Dit-elle en s'en allant, l'air de fuir.
-Nous n'avons pas le droit de pénétrer cette tour, sans autorisation. expliqua le noble. Bonne soirée...
Et il s'en alla, suivant les pas de la princesse.