Lorsque plume et utopie forment une histoire ~ ^^ ~ Un site où mon imagination règne ! Venez découvrir mes histoires si le coeur vous en dit~
Subjuguer quelqu'un, était un pouvoir psychique que seul père contrôlait. Le mien étant incontrôlable -comme tout les autres- se manifestant de manière aléatoire, suite à mes réactions.
La personne subjuguée, ne possédait plus aucune identité. Elle ne vivait que pour moi, par ma voix et n'avait aucun autre choix que de suivre mes ordres. Son libre-arbitre était annihiler.
Petit, j'avais anéantit une ville, en utilisant ce dons.
Par ennui, j'avais écouter le conseil d'un diable de passage, qui m'avait conseiller un jeu amusant : subjugué tout le village et les faire s'entretuer. Ca n'avait pas été si drôle que cela, car lorsque tous fut mort, je n'avais plus de jouet.
Un grincement me sortit de mes pensées : la salle du trône s'était ouverte.
"Père, ils sont là" entendis-je.
Je reconnu cette voix-là, tout de suite.
Un grondement agacée lui répondit.
-Sven, enlève-lui le bandeau.
Je rouvris les yeux, impatient.
Une jeune fille flottait, face à père. De long cheveux dorées, entourant un visage de poupée ayant de grand yeux vert, qui me dévisageaient. Son regard me couvait d'amour.
Sous son regard, je redevenais un petit garçon. Je voulais courir dans ces bras, m'y réfugié et m'y endormir profondément.
Sa voix, n'était pas audible. Elle parlait par télépathie.
Depuis qu'elle avait vu un massacre d'êtres célestes, lorsqu'elle était petite, elle avait perdu la parole. Elle ne parlait plus que par la pensée.
La seule dragonne ayant des pouvoir psychique surpuissant, l'aînée de notre fratrie : Morphée.
Je vis père se redresser et me fixer, vaguement.
-Il n'est pas entièrement réveiller ... chuchotais-je.
-Clairement. appuya Camé.
Il nous avait donc suivit...
Prenant mes responsabilités, je m'avança en marchant sur les pièces d'or, d'un pas des plus bruyant que je puisse.
Comme prévu, père s'éveilla entièrement et gronda.
Arriver près de lui, je baissa la tête :
-Père, je suis désolé. Je n'ai pas été assez vigilant, j'ai subjugué une Miko.
Père avança ces mains vers mes joues, et pris mon visage entre ces mains, me faisant relever la tête.
Ces yeux dorées fixaient mes yeux turquoises et fluorescent, qui se reflétait dans les siens.
-Rune, ne baisse pas la tête. Tu es un dragon, sois-en fière ! s'exclama mon père, en faisant résonner sa voix dans la salle.
D'un simple geste, je me retrouva assis sur ces genoux.
Il posa sa tête sur la mienne :
-Comme se nomme la subjuguée ?
-Eri.
-Appel-la.
-Eri, viens devant moi. ordonnais-je.
La miko commença à escalader la montagne d'or.
Elle arriva tant bien que mal devant le trône, et se mit de nouveau à genoux.
Bien qu'elle soit subjuguée, je remarquai qu'elle tremblait.
L'instinct ne disparaissait donc pas, même si l'esprit était soumis.
-Libère-la.
L'ordre de Père m'échappa.
J'étais perdu :
-Pardon ?
-Tu es sur moi, tu contrôleras ton dons. Libère-la.
Sans vraiment comprendre, je suivis son ordre :
-Eri, je te libère.
La miko leva son regard vers le mien, et lorsqu'ils se croisèrent, je vis des étincelles de vie réapparaître dans ces yeux.
A présent, la miko tremblait, tétaniser, tête baisser.
Morphée fit signe à Helga, qui s'approcha rapidement, attrapa la Miko, et repartis tout aussi vite, hors de la salle.
-Père ? demandais-je.
Celui-ci me mit sa main écailleuse et rugueuse sur les yeux.
Sa main froide n'avait pas changer.
-Rune, d'après le manuscrit qu'un de tes frères a rapporté, un chercheur a analysé mon pouvoir de soumission. D'après lui, tu peux contrôler ton don, en étant à mon contacte. Calme-toi, à présent. Je suis fière de toi, tu n'as rien fait exploser, en sortant.
Il me serra contre lui, la main toujours sur mes yeux.
-Garde les yeux fermaient, mon enfant.
La voix de père s'était faite plus douce.
Des mains chaleureuses m'effleurèrent, puis m'entourèrent.
-Je te le confie. entendis-je, comme si père s'éloignait.
Ma conscience ce fit de plus en plus lointaine.
Je compris trop tard : le sommeil m'avait déjà submerger.
Depuis toujours, mes frères se plaignent que lorsqu'ils dorment, ils ne rêvent pas. Ils ne font que dormir, pour se reposer et c'est tout.
La seule qualité que possède ma moitié humaine, c'est de rêver.
Mes frères et soeurs m'envient pour cela.
Mais cette fois-ci, mon sommeil était factice, créée par le pouvoir de ma soeur, Morphée. Grâce à ces dons psychiques, elle pouvait faire ce qu'elle voulait, notamment endormir quelqu'un de force. Puisque Père, le lui avait ordonné, elle l'avait fait, et je ne lui en voulais pas.
Mais lorsqu'elle m'endormait de force, je n'arrivais pas à rêver.
J'étais donc dans une sorte de brouillard sombre, entre la conscience et la somnolence.
Je sentais ces douces caresses dans mes cheveux et sa présence à mes côtés.
Mais elle m'empêchait d'ouvrir les yeux, en me forçant au sommeil.
Au bout d'un moment, les caresses cessèrent et je sentis qu'on me faisait une bise sur la joue.
J'essaya d'ouvrir les yeux, en réussissant.