Lorsque plume et utopie forment une histoire ~ ^^ ~ Un site où mon imagination règne ! Venez découvrir mes histoires si le coeur vous en dit~
Trois personnes dont je ne connaissais pas le visage était là, me dévisageant sans vergogne, dans mon salon.
Akira en salua un, de la main.
-Et donc ? demandai-je, attendant que l'un d'entre eux se décoincent.
-Ce sont ceux qui ont été détecté ce mois-ci. Voici Diego, Nour et Dan.
Le dénommé Diego, un brun à la peau mat, répondit à Akira d'un signe de la main.
Nour, une jeune fille portant le voile, avait de grand yeux caramel.
Tandis que Dan, paraissait extrêmement las d'être parmi nous. Ses yeux gris, caché par ses cheveux bruns, exprimés l'ennuit et le rejet. Sa bouche formait une moue de dégoût.
Il distribué les activations du gêne au lycée, ou la nature était atrocement ironique ?!
Parmi nous, il y avait très peu de personne ayant été arrêter après leurs 25 ans.
Aaron, même si je l'appelais le 'pépé', c'était arrêter à 55 ans.
Akira passa un bras autour de mes épaules et demanda :
-Vous avez besoin de quelque chose ?
Diego papillonna des yeux, comme sortant d'une hypnose, puis secoua la tête en s'exclamant :
-Non, seulement, le personnel scientifique nous a dit que la 2e personne détecté venait de se réveiller. On venait simplement nous présenter.
Oui, le personnel scientifique tenait à ce que le respect hiérarchique, règne entre nous.
Je dégagea donc le bras d'Akira d'un geste de l'épaule et me leva :
-Je m'appelle Alice, je suis la 2e détecter. Enchanté.
En réponse, ils firent tous une courbette maladroite. Je détestais vraiment ça.
-Si vous avez besoin de quelque chose ou de quelqu'un, venait me trouver. Que ce soit des questions ou pour une oreille attentive, ma porte sera toujours ouverte.
Ils hochèrent la tête, sagement.
-Vous avez rencontré Aaron ?
Ils hochèrent de nouveau la tête et Diego expliqua :
-Nous l'avons rencontré hier matin, lors du déjeuné.
Oui, le petit déjeuné était chacun chez soi, mais le midi, déjeuné collectif dans le bâtiment principal.
-Je vois. Il est partit dormir tout à l'heure, donc vous le reverrez la semaine prochaine.
-Il est reparti dormir si tôt ? Sa ne fait même pas un mois ! s'exclama Akira, l'air déçu.
-Je suppose que son cours de violon l'a fatigué... en tout cas, moi oui ! Lâchais-je en soupirant, me rasseyant à côté de lui.
-Il l'a joué combien de fois, ce matin ?
-Cinq.
Un sourire moqueur apparut sur ses lèvres, mais il garda le silence.
Les trois arrivants nous observaient perdu, sans savoir quoi faire.
-Vous avez fureter un peu sur l'île ? Découvert des endroits qui vous plaît ? demandai-je, pour briser se silence gênant.
-Le centre commerciale est une véritable pépite ! lança Nour, soudainement lumineuse.
Elle allait s'entendre avec les jumeaux, j'en avais le pressentiment.
-La salle d'Arcarde est pas mal ! répondit Diego.
Dan garda le silence.
Lorsque Will était arriver, il avait le même visage.
Je jeta un coup d'oeil à Akira qui hocha la tête en soupirant : compréhensif mais possessif.
Il ne voulait pas me partager.
L'inverse marchait aussi.
Il se leva, s'exclama bruyament et les dirigea vers mon sous-sol.
Un sous-sol qui comportait trois pièces : une piscine, un bowling et un karaoké aux murs blindé et anti-bruit.
A coup sûr il allait les emmener chanter.
A celui qui allait faire pleuvoir, les paris était certainement tenu.
Dan m'observait, attendant surement à ce que je commence à lui donner des ordres.
-Tu veux bien venir t'asseoir à côté de moi ? Ce serait surement plus agréable... commençais-je, doucement.
Un peu surpris, il hocha sagement la tête et s'assit, tendu.
Séléna avait repris depuis longtemps sa lecture.
-Tu veux me parler de quelque chose ?
C'était la phrase décisive, que je posais à tout les nouveaux.
Soit ils décidaient de répondre, soit ils se refermaient comme une huître et revenait me parler, quelques saisons plus tard.
Dan secoua la tête.
Puis la hocha et me fit entendre le son de sa voix :
-Je ... je ne sais pas très bien par quoi commencer.
J'haussa les épaules :
-Par ce que tu veux. Ta vie d'avant, ton ressentit sur ta présence ici, comment tu te sent maintenant. Sache que quoi que tu dîses, ça ne sortira pas de cette pièce et qu'on est tous passer par là. Tous, moi compris.
Il hocha la tête, a la fois compréhensif et un peu paumé.
Encore un petit moment, et ses lèvres se délièrent :
-J'ai été détecter il y a deux semaines. Je suis arrivé sur l'île, il y a trois jours.
Apparement, l'Adieu à la famille était passe d'un mois à une semaine.
Dur.
-J'ai pas très bien compris ce qui m'arrive, encore maintenant. J'ai l'impression d'être devenu un monstre... le regard des autres ont changé du tout au tout, quand ils ont su.
-Les autres ne sont plus là et ici, on est pratiquement tous pareil. Tu t'y habitueras rapidement. Ne pas regardez derrière est le meilleur moyen d'avancé.
Un pauvre sourire déforma sa moue :
-Ma famille me manque encore ... j'aimerai qu'ils soient ici, avec moi. On a jamais été très riche, même si on a jamais manquer de rien. Ici, on peut dépenser autant qu'on veut sans rien faire...
Je secoua la tête :
-C'est justement le prix de l'éternité, d'après moi. Seul les objets peuvent rester longtemps, donc ils nous gâte comme ils peuvent.
-On va vraiment vivre si longtemps ? demanda t'il, en soupirant.
-Le mieux c'est d'aller à ton rythme. C'est pour ça qu'on est sur une île, excluant presque tout ce qui est temporelle. Tout est toujours ouvert, et si tu as remarqué, il n'y aucune horloge.
Il parut s'en rendre compte.
-Le temps n'a pas d'emprise ici. Pour le moment on sait simplement qu'on est coincé dans une bulle. On peut sortir d'ici mais ce sera dur. A l'exterieur, le temps compte...
-"Le temps c'est de l'argent"... murmura t'il.
-Exacte, mais pour nous ça ne veut plus rien dire.
-Je... je n'arrive toujours pas à réaliser.
-C'est dur.
-Je sais, mais on est là. Tu n'es pas tout seul et puis, rien ne t'empêche d'envoyer de leur envoyer des cadeaux de temps en temps.
Il hocha la tête et la posa doucement sur mon épaule.
Une larme coula doucement sur sa joue.
-C'est la première fois... que je parle autant de moi ... à quelqu'un... chuchota t'il, ému.
Je lui tapota la tête, patiemment.
-Quel âge as-tu ? demandai-je, curieuse.
-15 ans.
L'âge rebelle, celon certains.
-Tu as déjà passer ton examen de fin de collège ?
Il secoua la tête :
-J'ai redoublé en petite classe.
-Alors ici, tu vas pouvoir prendre ton temps et apprendre tout ce que tu veux savoir et connaître. Comme ils le disent, on est les gardiens du savoir et de la mémoire.
Il soupira bruyemment et secoua la tête pour se reprendre.
Je lui tapota l'épaule :
-J'ai aussi passé ce cap, comme tout le monde ici.
-Je pourrais revenir discuter ? demanda t'il, timidement, en se séchant les joues avec sa manche.
-Biensûr ! répondis-je en souriant.
Ce n'était pas par gentillesse.
Seulement par devoir.
C'était ma responsabilité en tant que 2e détecter.
Et aussi un peu par compassion.
Je me leva et lui tendis la main :
-Prêt pour chanter ?