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Lorsque plume et utopie forment une histoire ~ ^^ ~ Un site où mon imagination règne ! Venez découvrir mes histoires si le coeur vous en dit~

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003

Voyant qu'il commençait à s'impatienter, je me leva :

-Séléna, tu peux aller informer les autres que je sors et mettre ses livres à la maison ? Je rentre bientôt.

Elle hocha la tête :

-Autre chose ?

-Fait ce que tu veux, comme je te l'ai dit, tu es libre. Cette uniforme est obligatoire, mais je ne te privrais pas de liberté.

Cela devait bien faire la dixième ou centième fois, que je radotais la même chose.

Elle hocha la tête, pris ma commande et s'en alla.

-On y va aussi ? proposais-je, en la suivant.

Il me suivit sagement.

Lorsque l'on se réveille de notre long sommeil, une infirmière vient vérifier notre état mental et physique.

Une fois le check-up finit, on peut aller manger et se détendre.

Lorsqu'on est bien réveiller, on sort du bâtiment principal.

Dans le hall de ce bâtiment, il y a une grande pancarte éléctrique, affichant une liste de ceux qui dorment et qui est réveillé.

Ce bâtiment est au centre de l'île, relié à la bibliothèque et au centre commerciale.

Ces bâtiments étaient relié par de multiples ponts, à différent étages.

On sortit donc dehors.

Un bon bol d'air frais faisait toujours du bien !

Refermant la fermeture éclaire de mon sweat noir, je rafermis ma queue de cheval.

Mes cheveux m'arrivaient aux genoux, à présent.

Le mystère de la pilosité et la pousse de cheveux sur un corps intemporel, laisser encore des questions aux scientifiques.

Sur l'île, il n'y avait aucune route.

Le seul moyen de transport automatique restait le tramway.

On attendit donc à la station, après avoir appuyer sur le bouton de demande.

En appuyant dessus, on prévenait le tramway qu'on voulait monter et il s'arrêtait.

Personne ne le conduisait, il tournait 24h sur 24, automatiquement.

En tout, il y avait 5 tramways qui passait sur les railes. Ils faisaient le tour de l'île.

Le tramway arriva et on y entra.

Il était vide, on s'assit donc face à face.

-Will, on est en quel saison ? demandai-je, en observant le paysage par la fenêtre.

-En Automne. Presque en hiver. Tu as froid ?

-Un peu...

Je n'avais pas vu l'année passer, une fois encore.

Depuis l'arrivé de Séléna, j'avais l'impression que le temps s'été accéléré.

C'était l'une des raisons, pourquoi la plupart des éternels n'aimait pas la présence des humains.

Ils avaient l'impression d'être devenu des 'monstres' et de ne plus êtres humains.

Ne plus être 'normal'.

Je m'étais souvent posé la question à ce sujet.

-Finalement c'est ça, être normal... dis-je à voix haute, sans faire exprès.

-Etre normal ? demanda t'il, intrigué.

-Je pense qu'être normal, c'est être soi-même et rien d'autre.

Il secoua la tête :

-Il n'y a rien de normal, ici. Seulement un rassemblement de mutant et d'hypocrisie mondiale.

Cela faisait cinq ans, depuis son arrivé sur l'île.

Il était le 20e à être détecter.

Akira et moi l'avions prit sous notre aile, essayant de lui facilité le transfert.

Le bouleversement n'est facile pour personne.

Il appuya sur le bouton, pour informer notre descente à la prochaine station.

-Tu es toujours dans le dénie ?

Il baissa la tête, puis se leva :

-J'ai bien compris que je ne suis plus humain. Ce gêne déclenche bien plus que le changement corporel. On devient une sorte de monstre éternel voué à l''ennuit.

-L'explosion de la dernière fois t'avait plu pourtant... répondis-je, en me levant à mon tour.

Un sourire franc apparut sur ses lèvres :

-J'avoue que c'était distrayant. Surtout de voir la tête énerver des jumeaux ! Si je pouvais les tuer, se serait déjà fait...

-Modère tes paroles. On est libre de tout, mais on doit se serrer les coudes, même avec les personnes détestables.

Le tram s'arrêta et on descendit.

Les jumeaux...

15e et 16e détectés.

Si notre existance à été rendu publique, c'était à cause d'eux.

Enfants de star international, ils se sont affichés sur les réseaux sociaux, dévoilant le gêne au monde.

Pourri gâté depuis leur naissance, leur cupidité est sans fond.

Une fille pensant plus à son physique qu'à son savoir et un garçon obnubilé par le matériel.

"Toujours plus" devait être leur devise.

Will me tendit la main, je la pris et il m'entraîna derrière lui.

Les jumeaux été bloqué sur leur 16 ans.

Mais sur l'île, l'âge n'avait pas d'importance.

La hiérarchie entre nous, se formait du 1er détecté -le pépé- au dernier détecté.

A ce jour, le dernier détecté était une fille de 27 ans.

Elle avait été transferer deux jours avant que je ne m'endorme, je ne l'avais donc pas encore rencontré.

Étant la deuxième, je ne devais le respect qu'à Aaron.

Mais en vérité, je ne le respectais pas pour ça.

Ma vie ayant été chamboulé du jour au lendemain, puis enfermer dans un nouveau rythme de vie, mon seul véritable soutient avait été Aaron.

Il m'avait appris beaucoup mais surtout, avait été d'une patience d'ange avec moi.

Sans lui, j'aurais craquer moralement depuis longtemps.

Je ne savais pas comment il avait pu faire, pour vivre plus de cinquante ans seul, dans cette situation.

Surtout avec un passé pareil.

Où avait-il trouvait la force de ne pas être briser ?!

Je releva la tête, me demandant vers où est-ce que Will m'emmenait.

On était descendu vers le secteur agricole.

Et il nous dirigeait droit vers la ferme.

-Tu sais que je viens de me réveiller, n'est-ce pas ?!

Il était hors de question que je touche aux pis d'une vache, à peine levé !

-C'est bien pour ça que je suis venu te chercher ! lança-il en riant.

Il me fit traversé l'étable.

L'odeur forte des vaches me fit éternuer.

Un humain vérifiant les machines nous remarqua. On me voyant, il se pencha en avant, faisant une courbette de respect.

Ce genre de chose ne me mettait pas très à l'aise, mais je lui répondis d'un hochement de la tête.

Une fois l'étable passé, on se dirigea vers l'allé cavalière, puis les box.

-Tu ne devineras jamais que ...

-Lulu a accouché ? le coupais-je.

Lulu, ma jument.

Après avoir acheter un couple de chat, de chien, de hibou et de renard, (un mâle et une femelle de chaque) j'avais eu l'envie d'un couple de cheval.

Lulu, la femelle et Zu, le mâle.

Ne me posait aucune question sur les prénoms. C'est comme ça et c'est tout.

On entra dans les box.

Un jeune homme aux cheveux et aux yeux noirs, s'étant arrêter à 19 ans comme moi, était là.

Il caressait ma jument, doucement, comme pour la rassuré pendant que son poulain dormait contre elle.

Sa silhouette m'était familière.

Beaucoup trop familière.

En me voyant, il se leva et s'approcha en ouvrant les bras :

-Bonjour Alice, bien dormi ?

Comme un refuge, je lâcha la main de Will sans regret et me jeta dans ses bras.

Je le serra fort contre moi :

-Bonjour Akira. Comment vas-tu ?

Il embrassa mon front :

-Tu m'as manqué. Deux semaines sans toi... c'est dur.

Je le comprenais à 100%.

Étant le suivant à être détecter, il était le seul de mon âge, à l'époque.

Très vite, nous étions devenu dépendant de la présence de l'autre.

Depuis, on ne se quittait presque plus.

-Batterie rechargé ! s'exclama t'il, au bout d'un moment. Bien, je te présente le nouveau membre du box !

Il m'avait lâcher et prise par les épaules, surement par respect pour Will.

Il était habituer à voir notre complicité, mais ce n'était jamais agréable de porter la chandelle.

-Comment vas-tu l'appeler ? demanda Will en s'approchant.

Bonne question.

J'observa ma jument, visiblement en bonne santé, son manteau blanc bien brosser.

Dans le box d'a côté, Zu faisait les cents pas. Son poil et sa crinière noir avait un charme fou.

Le petit avait pris le poil noir de son père et la crinière blanche de sa mère.

Il était magnifiquement mignon.

Zulu ? Luzu ? Zuzulu ? Luluzu ?

Je n'étais vraiment pas doué.

-Avec toi, il risque pas de finir avec un prénom comme cacahuète ou caramel... se moqua Akira.

-Très drôle ! dis-je, en tirant la langue. Will une idée ?

Il secoua la tête.

Me vint alors une idée.

Je sortis mon portable de ma poche et alla sur internet.

J'écrivis "noir" puis demanda une traduction dans une langue aléatoire.

Internet avait décider.

-Il s'appelera Nero. Noir en Italien !

Akira me tapota la tête :

-Histoire close. Au moins, tu ne t'es pas cassé la tête.

Je dégagea sa main de mon épaule et m'accroupis vers la nouvelle maman.

Je caressa ma jument, qui quémanda des caresses.

-Félicitations, Lulu... tu as tenu bon, tu as fait du bon travail !

Un humain que j'avais engager, s'occupait de mes animaux.

J'avais donné l'autorisation à ce qu'il vienne habiter ici avec sa famille (sa femme et ses deux enfants).

Il s'en occupait à merveille.

Je me releva et faillis tomber, ressentant un léger étoudissement.

Heureusement, Akira me rattrapa, profitant de me serrer à nouveau contre lui :

-Vertige ?

Etrangement, pendant les 24h suivant mon réveil, j'avais des vertiges et pouvais m'évanouir d'un coup.

J'étais la seule montrant ces symptômes.

J'hocha la tête, commençant à me sentir mal.

 

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