• 03

    On m'embrassait. Ou plutôt, on m'embrassait pour me forcer à boire quelque chose. Je sentais un liquide étrange, couler le long de ma gorge. Je voulais recracher, mais la personne m'embrassait tellement...fougueusement (?) que je ne pouvais rien faire.

    Une fois que la personne vit que j'avais tout avalé, elle se détacha et resta dans l'ombre. Je voyais de plus en plus trouble. J'avais froid. J'avais chaud. J'eu le tournis. Tout tourner autour de moi...Je tombais à terre.

    -Qu'est...ce...que...vous...m'avez...fait ? demandai-je, la tête de plus en plus lourde.

    -Tu le découvriras bien assez tôt ! Ne t'avise pas d'essayer de vomir, c'est trop tard, de toute façon... me répondit une voix inconnu.

    J'essaya de lever la tête, pour au moins apercevoir mon agresseur, mais je sentis ma conscience s'éteindre rapidement. Puis tout fut noir. 

    Lorsque je rouvris les yeux, j'étais dans mon lit. 

    Je me rappela soudain des derniers événements...et m'asseyais d'un coup. Quelqu'un à ma droite sursauta. Je poussa un cri étouffer. Je me sentais étrange. J'avais encore froid et chaud à la fois. Je tremblais. Je ne sentais plus mon dos, et j'avais un très gros mal de tête. 

    -Qu'est ce qui c'est passé ? murmurai-je, pour moi-même.

    -Nous aussi, on aimerait bien savoir ce qui t'es arrivé, Cal ! s'exclama ma petite soeur, en me faisant signe de me rallonger. Hier soir, un policier ta ramener à la maison, inconscient. Il avait l'air de te connaître. D'ailleurs, ils étaient drôlement surpris ! C'est vrai que c'est rare de te voir aussi faible !

    -Tu profites que je sois malade pour te moquer de moi ? lui lançai-je, d'une voix étrange.

    -Non. Je suis sérieuse ! D'après le policier, ce n'était pas une bagarre. Il t'a retrouvé là, allonger par terre, tout seul, à côté du parc aux balançoires... qu'est ce qui c'est passé ?

    -Je n'en sais rien moi-même...chuchotai-je. Sinon, tu m'as dis que sa c'était passé hier ? Tu sèches l'école ? 

    -Il faut bien que quelqu'un s'occupe de toi ! Et puis, tu m'as donné une bonne raison, pour prendre un jour de vacance ! Même si j'avoue, que je n'aime pas te voir dans cet état...

    Je leva la main pour lui caresser la tête. Elle se laissa faire.

    -Merci de t'occuper de ton grand frère malade, bien que ce soit par intérêt... souriais-je.

    Elle me fit une grimace, puis sorti. Une douleur atroce s'éveilla dans mon dos. C'était horrible. Je sentais ... comme si ... comme si ma colonne vertébrale voulait se briser et sortir de mon dos...en compagnie de tout mes organes... Je n'avais jamais ressenti ça. Etait-ce à cause du liquide qu'on m'avait fais boire ? D'ailleurs qui était-ce ? La douleur me fit perdre le fil de mes pensées. C'était insoutenable. Et pour la deuxième fois de ma vie, je m'évanouie de nouveau...


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