• 83

    Un sourire en coin apparut sur ces lèvres.
    Il se leva, prit délicatement son violon et commença a joué le même air que j'avais entendu quelques minutes auparavant ... qui s'arrêta brutalement.
    -Qu'est-ce qui se passe ? Continu ! C'était magnifique !
    -Le problème, c'est que c'est ici que je coince ... je ne sais pas quel sentiment mettre dans la suite ... quelque chose de rapide ? de lent ?
    -Essaye les deux et voit par toi-même ! fit Laura en baillant.
    Je lui jeta un regard noir. Elle mit les mains en l'air, l'air innocente, se leva et sortit.
    -Désolé, elle n'est pas du tout musique ...
    Briag secoua la tête :
    -En vérité, j'ai déjà mis en pratique ce qu'elle vient de me conseiller mais rien ne marche ... c'est pour cela que j'aimerai ton aide ... comme je te l'ai dit, tu peux utiliser n'importe quel don de Sicarius ...
    -Et ? Même avec ça, je ne pense avoir aucun don avec la musique ...
    -En vérité, tu en as sans le savoir. Les Sicarius de type Orange possède le don de la gourmandise. Ils sont doué dans le domaine artistique, autant pour le plaisir des yeux que le plaisir du ventre ... je me suis dis que tu pouvais peut-être m'aider ...
    J'hocha la tête en comprenant sa demande :
    -Qu'est-ce que je dois faire ?
    -Je vais rejouer l'air ... (il me tendit la partition inachevé) s'il te vient une inspiration, n'hésite pas et écrit la sans réfléchir. On verra ce que ça donne, d'accord ?
    J'hésitais mais pris la feuille qu'il me tendait.
    -Dis moi quand tu es prête ... fit-il en reprenant son violon et en se mettant en position.
    Je m'enfonça sur la canapé, pris une inspiration et ferma les yeux, tout en tenant la partition et un crayon.
    -Je suis prête ! m'exclamais-je, résolu.
    Il recommença à jouer. L'air et le son de son violon été magnifique. C'était comme s'il était en osmose parfaite avec son instrument et que celui-ci chantait pour lui.
    Etais-je capable de trouver une suite ? Je n'étais qu'une gamine ignorante il y a peu. Une gamine qui ne savait rien et qui se devait de devenir adulte rapidement. En serais-je vraiment capable ?
    Le doute me prenait.
    Je sentis une présence chaleureuse et réconfortante, comme si quelqu'un de familier me prenait dans ces bras. Je ne sais pas pourquoi, mais cette présence et l'ambiance, provoquer par la magie du son, m'ému. Je sentis des larmes couler le long de mes joues.
    -Tu en es capable, aie confiance en ton sang ! entendis-je comme un chuchotement.
    Je sentis vaguement ma main bouger et le son du violon s'arrêter pour faire place au silence.


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  • 40

    A peine arrivais-je sur le sol, qu'Ipes s'engoufra dans la boutique.
    Je le suivis en souriant.
    Un démon assez grand se trouvait derrière un comptoire remplie de patisserie.
    -Maître Caliel ! Cela faisait lontemps ! Ipes a encore gagné quelque chose ?
    -Ouais ! J'ai gagné le marathon des démons juniors, cette fois-ci ! s'exclama t'il, fière.
    -Oh ! Tu as enfin dépassé le petit Lork ? Félicitation Ipes ! fit Dagon en lui ébouriffant les cheveux.
    -Héhéhé ! rit-il, plein d'orgeuil.
    -Alors que veux-tu, aujourd'hui, Ipes ? demandai-je, pour changer de sujet.
    -Euh ... tout ?
    Dagon éclata de rire.
    -Ipes, ton ventre ne pourra pas tout supporter ! Petit gourmand ! dis-je en le chatouillant.
    Il rit au larme, avant d'abandonner.
    -Je veux ça et ça, s'il te plaît Dagon.
    Le démon lui donna ce qu'il avait demandé.
    On s'assit sur l'une des tables de la petite boulangerie. Ipes mangea à pleine dent.
    Il avait bien grandis depuis son éclosion. A cause de son audace et sa fierté, il causait souvent des problèmes. Il avait donc été placer sous mon autorité.
    Un ange entra et me chuchota à l'oreille :
    -Maître Caliel, c'est l'heure.
    J'hocha la tête.
    -Ramène-le à son dortoire, s'il te plaît ! Ipes, je dois y aller. Sois sage !
    Il eut l'air triste, mais hocha la tête.
    Je colla ma joue à la sienne :
    -Tu n'as pas intêrét a oublié de faire tes devoirs ! Sinon ...
    Il se raidit. Je fis un sourire satisfait et sortit.
    Je m'envola pour le palais du paradis.
    Un palais brillant de milles feux, entouré d'un jardin magnifique, plein de couleur et d'odeur.
    J'entra et me dêpécha d'arriver dans mon bureau.
    -Maître Caliel ! Où étiez-vous ? Maîtresse Jeliel vous cherche ! fit un ange en armure doré.
    Il était entré en trombe, me faisant sursauté.
    -Gabriel ! Je t'ai déjà dis de ne pas entré aussi vite !
    -Pardon, je n'arrive pas encore a contrôlé mes émotions ...
    Je ris et ébouriffa ces cheveux :
    -Ne t'en fais pas ! Prend ton temps pour t'accepter, ce ne sera pas mal ! Tu es encore un nouvel ange !
    Il me fit un pauvre sourire, avant de se reprendre :
    -Maître, je peux vous escortez jusque devant la salle ?
    -Biensûre ! acceptais-je en sortant de mon bureau.
    La salle dont il parlait, seul les anges aînés, dont je faisais partit, pouvait entrer.
    Cette salle, était la salle du trône céleste.
    Là-bas, se trouvait le Dieu des Dieux, le créateur de toute existences.
    Il était indescriptible, ce qui rendait les anges et démons assez curieux.
    Arrivait devant les portes de diamant, les portes de la salle céleste, Gabriel me fit un salut respectueux et s'en alla à regret.
    J'avais l'intuition qu'un jour ou l'autre, il serait appeler dans cette salle.
    Je souris à cette pensée et entra.
    Là-bas, mon travail était de chanter. Je faisais partit du choeur chantant. Je chantais car le créateur aimait les chants. Il nous écoutait en nous couvrant d'une sensation de sécurité et d'une sérénité sans nom.
    Pour moi, chanter était d'un plaisir sans nom. Chanter pour l'amour et l'attachement que j'éprouvais pour le créateur de toute chose. Chanter pour moi-même. Chanter pour faire partie du choeur. Chanter pour apaiser les coeurs souffrants.
    Nos chants était entendu de tous. Ils guérisseait, donner du beaume au coeur de ceux qui en avait besoin, donner du plaisir à ceux qui s'en délécter et surtout, purifier les différentes parties des cieux.


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  • 82

    J'observa ma sphère, sous le choque. Mon regard passait de la sphère, à l'ombre puis sur Briag. Je ne savais plus très bien comment réagir.
    -Attention, je ne te dis pas ça pour te faire peur, je t'explique simplement mon analyse de ta situation. Je pense qu'à cause de tout cela, tu devrais essayer d'en apprendre plus sur la Aria, princesse Sicarius de sang bleu et tes pouvoirs. Tu connais déjà bien la Aria de maintenant...
    J'hocha la tête :
    -Je pense que tu as raison mais ... pour t'avoué la vérité, je n'ai plus aucun souvenir d'avant mes 10 ans ... tout mes souvenirs de chasseuse ont été effacer ... tu penses qu'il y ait un moyen que je les retrouve ?
    Il eut l'air de réfléchir un moment :
    -On efface jamais des souvenirs. Les souvenirs font parti d'une base de donnée ineffaçable. On les comprime en les enfermants dans un endroit bien précis du cerveau, dont celui-ci ne voudra plus toucher. Ceux qui savent manipuler les souvenirs sont rare ... je pense que ton père ... enfin je veux dire, le Roi bleu, pourrait facilement tout te débloquer.
    -Je ... vois. Et mes dons ? Quels sont-ils ?
    -Tes dons ? Ton feu bleu ?
    -Non, mes dons de Sicarius ... tu viens de me dire que je peux utiliser tout les types de magie Sicarius, non ?!
    Il eut l'air embêter :
    -Je ... je n'aurais peut-être pas dû te le dire...
    -Ne t'en fais pas, elle a déjà utilisé les dons de type violet comme si de rien était ! s'exclama une voix à l'entrée.
    Laura, adossé à la porte, vint s'asseoir a côté de moi et me prit dans ces bras :
    -Je peux enfin t'avoir pour moi ! Ton cerbère n'est pas là ?
    -Mon cer... ?! Ah, Axel ? Il dort... dis-je en riant. Sa fait longtemps que tu espionnes notre conversation ?
    -Non, je passais dans le couloir quand j'ai entendu parler de souvenir effacer ... si maman apprend la vérité sur le fait que tu ne te souviens vraiment rien ... j'espère que Damien sait courrir vite ...
    On pouffa, sous le regard de Briag :
    -Votre mère est si terrifiante que ça ? Ozan m'a déjà parlé d'elle ... il m'a dit qu'elle était une impressionante destructrice de matériaux ...
    -Ah ba ça ... elle détruit tout lorsqu'elle s'énerve ! s'exclama Laura en souriant.
    -Elle voit littéralement rouge ! dis-je en me calmant.
    -Aria, as-tu d'autres questions ?
    -Tu ne m'as pas répondu ... dis-je l'air boudeuse.
    Il rit discrétement :
    -J'y répondrais quand tu connaîtra un peu mieux la Aria Sicarius. Ton changement d'ADN se fait progressivement, je le sent. Mais contrairement à ce que mère t'a dit, tu peux dormir. Disons que pour nous, dormir n'est pas un besoin primaire donc nous ne dormons que très peu ou pas du tout. Mais tu le peux si tu le veux. Tu peux boire du vin en te déléctant, c'est que tes sens de Sicarius s'affine. Petit à petit ton corps deviens ce qu'il est censé être depuis le début.
    -Ma vie est vraiment sens-dessu-dessous en ce moment ... dis-je en soupirant.
    -Disons que ta vie prend un tournant décisif, Aria ! fit Laura en souriant, fière.
    -Tout tes scellés sont en train d'être lever. Il est évident que ta vie d'humaine est terminé. Ta vie de chasseuse va certainement être mise en parenthése un moment ... il ne te reste plus qu'a en apprendre plus sur notre monde et notre mode de vie... conclua Briag.
    J'hocha la tête :
    -Je penses que tu as raison et que je vais y réfléchir sérieusement. Pour le moment c'est tout ce que je voulais vraiment savoir ... et si on finissait cette partition ?


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  • 81

    Il avait l'air d'hésiter.
    -Je t'écoute ?
    -Est-ce qu'une fois que j'aurais fini d'expliquer ce que tu veux entendre tu pourras ... m'aider a terminé ma partition ?
    Je ne savais pas quoi répondre, ne m'attendant pas à cette demande :
    -Je ... si tu veux, mais je ne sais pas jouer d'un instrument spécifique ...
    Il secoua la tête :
    -Ne t'en fais pas, c'est dans ton sang. Tu voulais savoir qui tu es et d'où tu viens. C'était ta question. Tu voulais savoir ce que tu étais. Je pense pouvoir t'aider.
    -Je t'écoute ! m'exclamais-je en me mettant à la place qu'occupait Nicolas.
    Il s'assit a côté de moi, soupira pour se relaxer et commença :
    -Tout d'abord, tu es Aria. A la fois chasseuse, à la fois Sicarius. Tu es une Sicarius de type bleu, élever comme une humaine, ce qui complique les choses. Tu ... Tes pouvoirs font parti de toi, mais tu en as été privée beaucoup trop longtemps. C'est là ton plus gros problème, je pense.
    -Que veux-tu dire ?
    Il eut l'air de chercher les bons mots :
    -... on n'apprend pas a un bébé comment respirer, il le fait d'instinct dès la naissance. Le problème avec toi, c'est qu'on t'a caché trop de chose jusqu'à aujourd'hui. Autant sur toi-même que sur tes pouvoirs, tes dons. Père m'a expliqué une partie de ce qu'il sait. Tu aurais en toi le feu des chasseurs et la glace des Sicarius. La fusion des deux a créée une arme assez dangereuse qu'est ton feu bleu. Rajouté à cela tes dons de Sicarius de type bleu qui peut utiliser les dons de tout les types de Sicarius ... fait de toi quelqu'un de très convoité et dangereuse à la fois.
    Je commençais à y voir plus clair :
    -Je comprend ce que tu veux dire. Mais en quoi mon feu bleu est-il si dangereux ? Par ce qu'il répond à mes sentiments ?
    -Non ... enfin si, mais pas que. Sort une de tes sphères.
    Sans vraiment me concentré, j'en fis apparaître une. Il l'a fixa en secouant la tête :
    -Tu ne comprend toujours pas ?
    -Non. Si je ne désir rien la sphère ne fera rien...
    Il désigna un endroit en-dessou de la sphère. Je ne comprenais toujours pas.
    -Aria, le feu est un élèment immatériel et pourtant ... ton feu possède une ombre ! Seul une chose étant vivante possède une ombre ! Ton feu sort de cycle naturel des choses ! Même si je suis pratiquement certain que c'est à cause de sa fusion avec la glace mais ... un feu ayant un attrait matèriel n'est pas censer exister ! C'est ça qui est si dangereux !


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  • 80

    Le manoir était silencieux. La salle a mangé était vide, j'alla donc directement en cuisine pour demander quelque chose a mangé.
    Une fois mon repas nocturne terminer, je monta à l'étage et ouvrit une porte sans tocquer.
    Je ne m'étais pas tromper, Briag était là, jouant du violon.
    Ce qui me surpris, fut la présence du vampire. Il était assis là, les yeux fermer, savourant les effets appaisant de la musique qu'émettait Briag.
    Je m'assis discrétement sur un sofa près de l'entrer.
    Lorsque le morceau fut finit, Briag et Nicolas ouvrir les yeux.
    Ils sursautèrent lorsqu'ils me remarquèrent.
    On discuta un peu ensemble puis Tyona apparut dans l'encadrement de la porte et invita Nicolas à se joindre à elle pour une "chasse", qu'il accepta en se levant.
    Il ne restait plus que Briag et moi.
    -Et donc, en quoi puis-je t'être utile, Princesse ?
    Je fis mine de boudé, il rit.
    -Plus sérieusement, es-tu venu ici pour une raison précise ?
    -Oui. Je me suis souvenu que tu avais quelque chose a m'expliqué, alors me voilà tout ouïe.
    Il hocha la tête, les yeux remplit de compréhension.
    -Je veux bien te dire tout ce que j'ai pu annalyser mais ... est-ce que sa t'aidera vraiment à quelque chose ? Tu as dit à Père que ta boule de sentiment avait disparu, non ?
    -Oui, je me sens beaucoup plus sereine mais ... je veux savoir !
    -Trés bien ! En échange je ne te demanderai qu'une chose ...


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