• 25

    Mon proviseur, mon maître d'arts martiaux... celui qui m'avait toujours surprotéger de manière étrange.

    Je comprenais mieux à présent. Oui, tout ce mettait en place facilement.

    En me voyant entrer, il se leva et se précipita vers moi :

    -Caliel ! Comment vas-tu ?

    Il me prit par les épaules et me dévisagea l'air inquiet.

    Je ne savais pas quelle attitude adopter. 

    Je soupira, me dégagea de son emprise et alla m'asseoir.

    Je sentais son regard dans mon dos, mais je l'ignora.

    Il referma la porte et vint s'asseoir à sa place, face à moi.

    -Je t'écoute, Caliel. Si tu as un quelconque problème, je ferais mon maximum pour t'aider. Tes parents m'ont appelé car tu tombes soudainement malade, d'une maladie dont même les médecins ne peuvent trouver d'origine... c'est-il passé quelque chose de spécial ? me demanda t'il en croisant les mains.

    Je ne l'avais pas regarder dans les yeux. Je me contentais de fixer mes pieds, la tête vide.

    Je ne savais même pas par quoi commencer. Quelle attitude adopter ... froide ? curieux ? chaleureux ?

    J'hésitais.

    -Caliel ? relança t'il après un long silence.

    Mes souvenirs étaient revenu. Là, tout frais encore dans ma tête. Comme si tout c'était produit hier.

    Je leva les yeux. Je ne sais pas ce qu'il y lu, mais il parut choquer.

    -Cal...iel ? Raconte-moi, je t'en prie ! Dis-moi ce qu'il t'arrive ! Tu m'as toujours fait confiance jusqu'à maintenant ! Douterais-tu de moi ?

    Je fis non de la tête.

    -Alors parle !

    -... et si c'était toi qui me parler ? répondis-je sur un ton plat.

    Je me sentais si vide, que sa me faisait mal.

    -De quoi parles-tu ? me demanda t'il, surpris.

    -... pourquoi m'as-tu autant protégé ? Pourquoi continus-tu de prendre soin de moi ?

    -Parce que je suis ton maître et que tu es mon élève ! s'exclama t'il.

    -Non ... je veux dire... pourquoi ne les as-tu pas laissé me tuer ? Sa aurait été si simple ... Lucifer.

    Il me fixa quelques minutes, avant d'avoir l'air vraiment choquer.

    Il se prit les mains dans la tête.

    -Depuis quand ? demanda t'il.

    -Depuis quand, quoi ? répétai-je.

    -Depuis quand as-tu retrouvé tes souvenirs ? cria t'il.

    Je sentais sa colère monter en lui.

    -Intégralement ? Ce matin ... 

    -Comment ... qui ... qu'est ce que ... 

    Il avait l'air tellement en colère qu'il ne trouvait plus ces mots.

    -Je suppose que tout à commencé lorsque cet abrutis d'Amaros m'a lâchement fait boire un truc louche. C'est à ce moment là que j'ai commencé a tombé malade fréquemment et a retrouvé petit à petit mes souvenirs. Pour le reste, God ... je veux dire, Goribiel, m'a aidé à savoir la vérité. J'en ai assez des mensonges !

    -Goribiel ? Ah ... cette ange là, hein ?! J'aurais dû être plus précis quand je lui ai dit de ne plus t'approcher...

    -Goribiel était l'un de mes seuls amis là-bas ... il regrette se qu'il s'est passé lui aussi ...

    -T'a t'il raconté ce qui s'est passé après ?

    -Après quoi ? demandai-je, curieux.

    -Après que je t'ai emmené avec moi ...

    Je lui raconta brièvement ce que Goribiel m'avait raconté plus tôt.

    -Oui, c'est ça, affirma t'il une fois que j'eus fini de parler. Les anges te cherchent pour ton pouvoir de terre. Ils veulent t'utiliser pour rebâtir le jardin. D'un autre côté, les démons ont eu vent de l'affaire aussi, mais bien plus tard. Ils veulent te reprendre chez eux ! En apprenant ton histoire, ils furent tous scandalisé ! Satan le premier ... les démons sont donc aussi à ta recherche. Et dans tout ce fouillis, tu as mon groupe, les anges déchus ou les bannis qui ont pour but de te protéger.

    -Pourquoi ?

    -Parce que je l'ai ordonné.

    -Pourquoi ?

    -Parce que j'ai une dette envers toi ! s'exclama t'il solennellement.


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  • 14

    On s'était posé, tous assis sur la pelouse.

    Le soleil se couchait, je soupira.

    -Qu'est ce qu'il y a ? me demanda Eden.

    -Rien ... juste une journée très chargé qui se finit enfin ...

    -Tant que ça ? me dit-elle, inquiète.

    -Tu n'as qu'à voir à quel point Nicolas est tendu pour le savoir ! s'exclama Jo en riant.

    En effet, Nicolas ne s'était pas déridé. Il ne parlait pas, rester sur ses gardes, ne me lâcher pas du regard, les sens aux aguets. Il tripotait son portable, l'air impatient.

    Les autres discutaient joyeusement en hurlant.

    Je me rapprocha de lui :

    -Nicolas, détend-toi ! Il n'y a rien de dangereux...

    -Tant que la lumière n'est pas faite, je reste avec toi ! Si il t'arrivait quoi que ce soit ...

    -Ne t'en fait pas, tu es mon garde du corps, d'accord, mais tu es mon ami avant tout ! S'il T'arrivait quelque chose, je ne me le pardonnerai jamais ! Alors détend-toi !

    Il me dévisagea quelques secondes, un éclat de douleur dans les yeux. 

    Je ne compris pas, mais avant que je ne me pose des question, il se reprit et me fit un sourire commerciale :

    -D'accord, je vais essayer.

    Je n'étais pas convaincu. Mais il surjoua un peu trop l'entrain, car il se mêla aux autres un peu trop vite...

    Il ne s'était jamais mit en colère contre moi. Il respectait toute mes volontés. Etait-ce en rapport avec le serment qu'il a fait à ma mère ? Ou parce qu'il est mon garde du corps ? Je me pose toujours la question, sans jamais oser lui demander la réponse... j'avais peur de quelque chose qui j'ignorais.

    Je fixais le coucher de soleil, qui se finissait. La lune brillait déjà au-dessus de nous.

    -Lily ? entendis-je, derrière moi.

    Je me retourna, surprise.

    Ruben était là, me regardant, stupéfait.

    Je me leva pour le rejoindre.

    -Ca va ? dis-je en souriant.

    -Qu'est ce que tu fais là ? Tu devrais être chez toi ! C'est dangereux ! Que fait Nicolas ?! dit-il en criant, paniquer.

    Nicolas se leva a son tour et nous rejoignit.

    -Arrête de crier, s'il te plaît ! Nous sommes en présence d'humain... fit Nicolas à voix basse.

    Jo me regardait, alerte. Je lui fis un signe de la main, pour signifier que tout allait bien.

    -Qu'est ce qu'elle fait encore dehors ? Lily ! Rentre ! me dit-il.

    -Je rêve ou tu me donnes des ordres, Ruben ? dis-je en levant un sourcil

    Il baissa la tête, puis la releva pour jeter un coup d'oeil à Nicolas.

    Je vis leur lèvre vibrer. Encore ça ! Je détestais ça !

    Ils avaient une manière de communiquer, propre à eux. Je ne sais pas bien comment sa fonctionne, mais seul les vampire savent s'en servir. C'est le moyen le plus discret, pour parler entre eux.

    -Hé ho ! Je suis là aussi ! fis-je, énerver.

    Puis je vis la tête de Nicolas devenir pâle comme ... comme de la crème chantilly.

    -Ruben, explique-toi !

    -Je n'ai rien à te dire Lily ! Même si je suis avec Ray, je fais partis des troupes d'enquêtes du nid. Princesse ou pas, tu restes une nouveau-née pour le moment !

    Je sentis la colère monter en moi. 

    Mais c'est à ce moment là précis aussi que je le sentis.

    Je frissonna, ce qui alerta Nicolas.

    -Qu'est ce qu'il y a ? s'exclama t'il en me prenant par les épaules.

    -Du ... l'odeur du ... y a l'odeur du ... répétais-je, sans pouvoir le dire.

    Ruben huma l'air :

    -Je ne sent rien ! Tu délire Lily ! T'es sûr que tu vas bien ?

    -Lily ! Dis-moi immédiatement où tu sent cette odeur ! D'où ça vient ? me pressa Nicolas.

    Je montra du doigt l'étendu d'arbre qui se prolonger devant moi, en tremblant.

    -Va voir ! lui ordonna Nicolas.

    -Tu crois vraiment que ...

    -VA VOIR ! lui hurla Nicolas.

    Ruben y alla sur le champs.

    Nicolas me prit dans ces bras :

    -Calme-toi ! On va rentrait, d'accord ?

    J'hocha la tête, obéissante.

    Il fit signe à Jo de venir et lui expliqua la situation.

    Compréhensif, Jo alla dire aux autres qu'un dangereux psychopathe avait été vu en ville et qu'il fallait rentrer chacun chez soi, par prudence.

    J'étais toujours en état de choque, même après leur départ.

    -Lily, tient le coup ! On doit rentrer ! Tu sent encore quelque chose ?

    J'hocha la tête.

    Pourquoi est ce que le sang me terrifier comme ça ? Pourquoi rien qu'à l'odeur je ... je pleure ?

    Je me rendis compte que des larmes roulaient sur mes joues. J'essaya de les essuyaient mais d'autres venaient les remplacer.

    Nicolas me serra encore plus fort :

    -Ne t'inquiète pas, Lily, tout va bien ! Quoi qu'il arrive, je te protégerais !

    J'hocha la tête. J'avais trempé sa veste. Il se détacha de moi et me dévisagea. Je vis encore cet éclat de douleur dans ces yeux.

    -Pourquoi ... commençais-je.

    Mais il se détourna et se mit à croupi devant moi, me montrant son dos :

    -Allez, monte ! 

    Je ris malgré mes pleurs, mais je monta quand même.

    Une fois assuré que j'étais bien accrocher, il se mit à courir.


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  • 35

    -Tu es prêtes ? me dit-il.

    -Je crois ... dis-je pas très sûr.

    -Tu n'es pas encore entré à l'académie, tu n'es donc pas encore au courant des bases magiques. Je vais donc te faire un petit cour préparatoire... Ecoute bien, pour utiliser la magie correctement, il faut trois choses : la patience, l'énergie et la confiance en soi et en ses pouvoirs. Ce dernier est le plus important ! Maintenant, respire ! Je suis sûr que l'énergie n'est pas un problème pour toi, la patience, en as-tu ?

    -J'en ai. dis-je fermement.

    -Bien, alors maintenant, même si tu ne connais pas encore bien ta magie, as-tu confiance en elle ?

    -...oui ?

    -Tu as l'air d'en douter ... t'as t'elle déjà trahi ? N'a t'elle pas réaliser tes souhaits ?

    -... si.

    -Doutes-tu encore d'elle ?

    -Non ! répondis-je fermement.

    -Bien ! Maintenant, que les trois éléments de base sont présents, on va pouvoir commencer. A ce que j'ai compris, tu n'as pas besoin d'incanter pour que ta magie t'obéisse. C'est que tu as déjà un lien fort et étroit avec elle. Essaye de lui demander avec conviction de stopper son action et que tout redevienne à la normal.

    J'hocha la tête et inspira. Ma magie était à l'origine de ce bazar, je devais donc tout remettre en ordre.

    Je pris mon grimoire qui flottait à mes côtés et le serra contre moi. Puis je laissa mon instinct me guider et commença a prononcer à voix haute, confiante :

    - En tant que Clavem Puer, je demande à ma noble magie protectrice du Tempus et Spatium de bien vouloir remettre les pendules à l'heure et de remettre sont espace en ordre. Que mes voeux soit exaucer, et que mon souhait soit annuler !

    Un long silence me répondit.

    J'avais mis tout mon courage, mes sentiments, mon énergie et ma confiance dans ma demande.

    -Sage Zaka ? demandais-je, plus très sûre de moi-même.

    -...

    -Sage Zaka ?

    -Jenne, je viens de comprendre pourquoi ta magie ne veut pas s'arrêter ... elle est vraiment surprotectrice avec toi ... une vrai mère-poule ! (il rit) Enfin, ta demande à bien été entendu par ta magie, mais si elle s'arrête, tu n'auras plus d'énergie et tu sera en danger. Le problème en vérité, c'est que tu t'es lié à la magie avec un bien étrange engagement qui fait que tu es devenu une de ces chouchoutes, si je puis dire... si j'ai bien compris, tu t'es liée à elle en disant que tu "protégeras la magie qui te protège". Elle tient donc à te protéger absolument. Si elle s'arrête, ton manque d'énergie pourrait te tuer ...

    -Donc si je lui fait comprendre que tout va bien, elle exaucera ma demande ?

    -Je suppose que oui ... mais pour te mettre hors de danger, il faut que je sois près de toi, ce qui m'est impossible, actuellement.

    -Je vois ... alors tout va bien, j'ai un guérisseur près de moi. Il m'aidera tout de suite, donc tout ira bien !

    A ces mots, le temps figé commença a se débloqué. Comme des écrous mécanique rouillé qui reprennent du service.

    -Il est temps de se dire au revoir, Jenne, si je puis dire. La magie t'as entendu et est rassurée. Tu es précieuse pour elle, apparemment. Prépare-toi au contre-coup de ce sort ... à très vite !

    J'allais dire quelque chose, mais l'ovale disparu en se résorbant sur lui-même.

    Ma tenu de sorcière disparu.

    Le temps reprit son cours.

    Le bruit me frappa tél une grosse gifle en plein fasse.

    Mon nez se mit a saigné, puis je m'évanouie.

    J'avais juste eut le temps de voir Niky et Dany, surpris de voir qu'ils s'enlaçaient l'un et l'autre, sans moi au milieu et Gaby venir vers moi avec hâte...

     


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  • 13

    Il laissa quelques minutes en suspens, le temps de digérer l'information surement ...

    -Qu'est ce que tu viens de dire ? s'exclama t'il en ne tenant plus compte de se qui nous entourer.

    Nos amis s'étaient arrêter de discuter et nous fixer, curieux.

    -Tu as très bien entendu ... dis-je en tournant la tête, l'air boudeuse.

    Il inspira fortement, comme pour se contrôler :

    -Lily, rentre chez toi immédiatement, j'appel ta mère ! 

    Il sortit son téléphone et s'éloigna.

    Mes amis reprirent leur discussion, un peu mal à l'aise.

    Jo s'approcha de moi et me murmura :

    -Qu'est ce qui se passe ?

    -Quand je suis arriver ... j'ai vu quelque chose de dangereux se produisant derrière l'église. Il faudrait qu'on bouge, qu'on change d'endroit ... ce n'est pas très sur, ici ... répondis-je sur le même ton.

    -Si c'est toi qui le dit, je pense que c'est ce qu'on va faire alors ... Nicolas est prêt à tout, une fois encore pour te surprotéger...

    -Très drôle ! m'exclamais-je en lui tirant la langue.

    Jo se leva et proposa sur le ton du bon camarade :

    -Bien ! Puisque tout le monde est enfin arrivé avec le butin, si on allait butiné quelque part ?! Quelqu'un à une idée où l'on pourrait se poser ?

    Plusieurs idées fusèrent de part et d'autres. Aucunes n'était vraiment bonne à prendre ...

    Une main se plaqua sur mon épaule : Nicolas.

    -Toi Lily, tu n'ira nulle part sans moi ! me chuchota t'il à l'oreille.

    Dans sa voix, je pouvais sentir cela comme étant une menace à mon encontre et une nécessité pour lui.

    Je leva les mains en l'air pour lui faire comprendre que je capitulais.

    Il soupira :

    -Tu ne rentreras pas, n'est-ce pas ?

    -Non, je veux rester avec eux. Et donc ?

    Il détourna la tête, l'air têtu.

    Je me mis face à lui et leva un sourcil :

    -Et donc ? répétai-je.

    Il mit son regard dans le mien, avec tout d'abord un éclat d'amusement, qui se transforma immédiatement en éclat de lassitude intense.

    -Dis-le si je t'ennuis tant que ça ... dis-je, vexer en partant vers les autres.

    Mais il m'en empêcha en me retenant par le bras :

    -Attend ! 

    Dans son ton, je sentais une certaine forme de supplication, je me retourna donc.

    -Oui ? dis-je en montrant que j'étais à l'écoute.

    -Tu ... ne m'ennuis pas. C'est juste que je ... je viens de me rendre compte à quel point je suis faible face à toi ... 

    Je ris :

    -De quoi tu parles ?

    -Disons qu'il suffit juste que tu me demandes de parler pour que je le fasse ... 

    -Et je ne veux pas que sa change ! m'exclamais-je en riant de plus bel.

    Il soupira en souriant :

    -Bon, sinon tu veux toujours savoir ?

    J'hocha la tête, curieuse.

    Il s'approcha et me chuchota à l'oreille :

    -Ta mère m'a demandé de veiller sur toi. Elle va prévenir le nid pour qu'ils enquêtent. Il est clair qu'un des nôtres a brisé un interdit en se nourrissant d'humains ... frais ...

    Je tira la langue de dégoût :

    -C'est tout ?

    Il hocha la tête.

    Je lui fis une bise sur la joue.

    -En remerciement ! me justifiais-je.

    -Hé, les piou-piou ! s'exclama Eva en s'approchant. On a décidé d'aller au parc de loisir, là-bas sur l'herbe près du lac, ça vous va ?

    -Parfait ! dis-je en m'étant les mains sur les hanches, l'air satisfaite.

    -Si la princesse est satisfaite ... fit Jo en riant.

    Depuis qu'il savait que j'étais une vrai princesse, il s'amusait à m'appeler comme cela.

    Nos amis s'étaient habituer à ce petit jeu et était eux aussi entrer dans le délire.

    -Si la princesse veut bien se donner la peine d'avancer ...  s'exclama Aaron.

    Je ris tout en avançant dans le passage que mes amis m'offraient.

    Notre groupe était l'un des plus remarquer et étrange du lycée.

    Il se composait de moi et Nicolas, Jo et Eva, ainsi, qu'Eden, mon amie travaillant au café, Aaron, un joueur de foot très talentueux qui sait détendre l'ambiance, Pierre, un gars un peu sombre et renfermer avec les gens qu'il ne connait pas et enfin ... Sébastien ... oui, Seb. Comment le décrire ? Un gars encore plus grand que Jo d'une tête, environ. Il a une carrure digne d'un videur de discothèque surdévelopper, joueur de basket, lui aussi... 

    En bref, on faisait une belle brochette de crétin, tous ensemble !


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  • 34

    Une petite en balade tranquille ... avant de tomber dans une pente raide pour finir mouiller.

    J'avais ris tout le long.

    On venait tout juste d'en descendre, j'en riais encore.

    Gaby me souris puis eu l'air de se rendre compte de quelque chose.

    Il enleva sa veste et me l'a mis sur les épaules.

    -Mais Gaby ! Elle est toute trempée ! m'exclamais-je en essayant de l'enlever.

    -Je te rappel que toi aussi ! me dit-il en me forçant à la garder.

    Je soupira :

    -N'est ce pas pour ces moment là que la magie est si pratique ? 

    -Jenne, pour les humains autour de nous, ne serait-ce pas étrange que des gens qui viennent de sortir d'une attraction qui mouille, en sortent sec, non ? m'expliqua Niky en me mettant une main sur la tête.

    Je fis la moue, n'ayant rien a répliqué.

    Dany en profita pour me prendre par la main et commença a courir.

    Tout en courant, je me sentais à présent comme une petite fille. Je riais aux éclats, tout en courant, heureuse. Gaby et Niky nous poursuivaient en criant des choses inaudibles. Je remarqua qu'Ethan aussi courait. Ca me paraissait étrange. Mais j'étais trop en train de rigoler pour y faire attention.

    Lorsque Dany s'arrêta, essouffler, nous étions devant le Tonnerre de Zeus.

    -Tu ... Tu voulais ... le faire tant ... tant que sa ? dis-je, essouffler.

    Il rit, tout en essayant de reprendre son souffle :

    -Non ... enfin, oui, je voulais le faire ... mais tu paraissais tellement presser d'être sèche, que je me suis dit qu'on pourrait l'être en faisant cette attraction ! Maintenant, un spectacle démarre dans le Colisée, la queue sera donc moins longue !

    Dans un élan de bonheur, je lui sauta dans les bras et l'enlaça très fort.

    -Que ?! s'exclama t'il, surpris.

    -Je t'adore Dany ! Merci ! dis-je en riant de plus belle.

    Niky, Gaby et Ethan arrivèrent, eux aussi essouffler.

    -Héééé ! C'est pas juste ! Pourquoi est-ce que seulement Dany a le droit a un câlin ? fit Niky en nous enlaçant tout les deux.

    -Je me sens un peu seul d'un coup ... fit Gaby en soupirant.

    J'essaya de me dégager, sans vraiment y arriver :

    -Dis donc ! Je vous rappel qu'on est tous mouiller ! C'est dégoûtant ! Niky arrête de te coller à moi ! Tu sens le chien mouiller ! Lâche-moi ! En plus c'est la honte ! On est en publique quand même !

    Il n'eut pas l'air de vouloir lâcher prise...

    -ARRETE-TOI ! hurlais-je, de toute mes forces, en fermant les yeux.

    Soudain, je me rendis compte que quelque chose était étrange... je n'entendais plus de bruit et plus personne ne bouger.

    J'essaya de me dégager. Niky et Dany étaient figer.

    -Sa y est, j'ai compris ! m'exclamais-je, pour moi-même. J'ai arrêté le temps ! Ah ... Zut ... comment le remettre en marche ?! Zut, zut, zut ... que faire ? (je commença a paniqué) Déjà, il faut ... que je me sorte de là ! 

    Je me dégagea d'un coup sec de leur emprise.

    -Bien, une chose de faite ... mais maintenant ... que faire ? questionnais-je à voix haute.

    Entendre ma propre voix dans ce silence, me faisait un peu de bien ... 

    Partout autour de moi paraissait figer, fixer dans un temps précis.

    J'eu une idée. Une idée complètement dingue, mais qui pourrait marcher... 

    -Peut-être que le temps ne s'est arrêté qu'ici, dans le parc ... 

    Je claqua des doigts. Ma tenu de sorcière, mon grimoire et ma baguette apparurent.

    Je ferma les yeux pour me concentrer. J'inspira à fond.

    * Contacter quelqu'un. Un lien. Sos. Appel à l'aide* pensais-je fort en pensant seulement au nom de la personne que j'essayais de joindre, bien que je ne l'avais jamais vu et encore moins parler ...

    Je fis tourner ma baguette dans le vide, pour lier un contacte, comme lorsque j'avais appelé Mélinda dans sa chambre.

    J'ouvris les yeux. Une sorte d'ovale flottait devant moi, de la fumée en sortait.

    -Faite que sa marche, faite que sa marche, faite que sa marche... priais-je en murmurant.

    Une ombre apparut dans l'ovale. C'était flou, je ne voyais donc vraiment qu'une ombre.

    -Je suis un peu occupé pour le moment, mais si c'est urgent, j'ai bien un peu de temps pour toi, jeune sorcière ... entendis-je.

    Une voix dont je ne pouvais pas identifier l'âge m'avait répondu. Mais c'était surement l'homme que je voulais appeler...

    -Vous êtes bien le Sage Zaka ? dis-je d'une voix tremblotante.

    -Exacte, jeune fille ! Et tu es ? 

    -Je m'appelle Jenne Kirke ... Grand Sage, je crois que j'ai fais une bêtise et je ne sais pas comment m'en sortir ...

    -Cela m'a l'air sérieux ... explique-moi ton problème, Jenne, car je suis presque certain qu'il est lié au mien...

    -Je ... je suis dans un parc d'attraction avec ma famille. On était en train de s'amuser mais comme un de mes frères m'embêter, je lui ai dit d'arrêter ... et à la place, je crois que j'ai arrêté le temps ... je ne sais pas jusqu'où s'étend la zone mais ... tout autour de moi est figée ... comment je peux annuler le sort ?

    -Je vois ... fit-il d'un ton amusé. Notre futur Rose blanche en fait des belles avant même d'être nommé (il rit et je rougis) ... je vois, je vois, donc c'est de ta faute ce phénomène... pour commencer, calme-toi. Moi-même,j'avoue avoir un peu paniqué ! J'étais en pleine réunion, lorsque tout s'est figé ! Cela faisait longtemps que je n'avais plus vu de magie temporelle ... tu es en France n'est ce pas ?

    -Oui, Grand Sage...

    -Alors il se pourrait bien que Suzanne est vue juste ... tu es surpuissantes, ce qui est à la fois magnifique mais dangereux pour toi ... enfin, pour répondre à ta première question, tu as apparemment figé le monde entier. Mais ne t'inquiète pas, je vais te guider pour annuler le sort, alors attend une minute que je vérifie ...

    Il eut l'air de feuilleter quelque chose.

    Le Sage Zaka était aussi puissant qu'on le racontait, j'en étais sûr ! Après tout, il n'avait pas été figé dans le temps, lui ! D'ailleurs comment cela ce faisait-il ?

    -Tu es prêtes ?


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