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    A peine sortie de la bibliothèque, je vis Axel se diriger vers moi.

    -Aria, viens voir notre chambre, elle est ... 

    Il s'arrêta net de parler lorsqu'il me vit.

    -Aria ... ça va ? Qu'est ce qui s'est passé ? Tu as pleuré ?

    -...

    -Dis-moi immédiatement ce qui s'est passé ! Qu'est ce que Dom Aegil t'as dit ? Vesna m'a dit que vous deviez avoir une conversation ! 

    [silence]

    -Parle ! Aria, s'il te plait ! me supplia t'il en me prenant par les épaules.

    Je releva la tête pour le fixer, droit dans les yeux.

    J'avais la tête vide. Je me sentais épuiser...

    -Axel ... amène moi au lit ... je suis fa ...

    Avant même d'avoir fini de parler, je sombra dans le sommeil.

    ----------------

    J'ouvris les yeux avec difficulté.

    Il faisait encore jour. 

    J'étais dans une chambre aux murs couleur pêche.

    Je bailla en m'asseyant doucement.

    La chambre était immense. 

    Un lit côtoyait le mien, surement celui d'Axel.

    Il y avait deux grande armoire, une coiffeuse, un piano et une porte-fenêtre menant certainement à un balcon.

    Je me leva en prenant mon temps.

    Je me sentais beaucoup mieux. 

    J'étais toujours autant perdu, mais au moins, je n'étais plus fatigué...

    J'entendis la porte s'ouvrir en trombe, me faisant sursauter.

    -Aria ! s'écria Vesna en entrant.

    Elle me mit une main sur le front, tel une mère inquiète.

    -Sa va tout va bien, tu n'as plus rien ... ton frère ma fait peur en me disant que tu t'étais écrouler ... je suppose que c'est à cause de mon soulmate, je suis désolé...

    Je secoua la tête.

    -J'ai cherché des réponses toute ma vie ... une grande partie m'a été donné grâce à Dom Aegil ... mais même si je m'attendais à quelque chose d'assez désagréable, je ne m'attendais pas à ... ça.

    ...

    -Je vois, il t'a révélé qui tu étais ... qu'en penses-tu ?

    -C'est ... étrange ? Je ... je ne sais plus trop quoi penser ...

    -C'est normal d'être perdu, lorsqu'on découvre une part de sois-même qui ne fait pas partie du monde ordinaire. Ne t'en fais pas, tout ira bien ! fit-elle en me prenant dans ses bras.

    Au bout d'un moment, elle s'éloigna et me fit signe de la suivre.

    Elle m'emmena jusqu'à une salle remplit d'instrument.

    Un garçon d'environ mon âge était là, yeux fermer, jouant du violon très concentré.

    Il avait de beau cheveux violet, comme Vesna.

    Vesna me fit signe de ne pas faire de bruit.

    L'air qu'il jouait été magnifique et nostalgique. 

    D'un coup, il arrêta de jouer en soupirant et ouvrit les yeux.

    Lorsqu'il nous vit, il sursauta.

    -Mère, vous m'avez fait peur ! Je ne vous ai pas entendu arriv...é.

    Au moment où il me remarqua, il me fit une révérence.

    -Euh ... enchanté ? répondis-je, mal à l'aise.

    Il se releva en jetant un coup d'oeil à sa mère.

    -Je te présente la deuxième fille de ton cousin Karle, Aria. Aria, je te présente Briag, mon fils.

    -Sane est in occursum adventus tui honoris, princeps. (C'est un honneur de vous rencontrez, princesse). 

    Il avait parlé latin et je l'avais compris comme si ça avait été ma langue maternelle. C'était stupéfiant.

    Je fis un simple hochement de tête, en réponse.

    -Aria vient tout juste d'apprendre pour son statut et elle fait partie de la famille, ne soit pas aussi tendu, mon enfant.

    -Bien mère...

    Il continua a me dévisagé, avant de détourner le regard.

    -Aria, si tu as des questions à lui poser, il est une encyclopédie à lui tout seul ! Profites-en ! s'exclama t'elle en partant.

    Je fus complètement perdu durant plusieurs minutes après son départ.

    Briag et mon nous dévisageâmes, jusqu'à ce qu'il brise le silence en me proposant de m'asseoir sur le seul sofa de la salle, ce que je fis sans me faire prier.

    Il posa délicatement son violon sur une table basse et s'assit à côté de moi, a une distance respectable.

    -Tu es donc ... Aria. commença t'il doucement.

    -C'est bien moi ... répondis-je sans trop savoir quoi dire.

    Nos regards se croisèrent. 

    Puis on pouffa tout les deux. La glace était enfin briser !


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