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    -Une dette ... envers toi ? demandai-je, surpris.

    Il hocha la tête.

    -...je ne penses pas avoir fais quelque chose qui mérite que m'en dois une...

    -Ce n'est pas ça ... ta mémoire a dû être altéré lors de ta renaissance... je te raconterai cela plus tard. Pour le moment, as-tu des questions ?

    -Pleins...

    -Alors je t'écoutes.

    -A l'époque, pourquoi n'es-tu pas revenu ? Je t'ai tellement attendu ...

    -Caliel, ce jour là, où l'on s'est rencontré, la barrière était affaiblie pour que je puisse pénétré dans la salle de l'entre-deux. Je devais discuter avec des anges pour le transfère d'autres anges dont ils ne voulaient plus parmi eux et ...

    A ces mots, la vision de mes anciens amis, enchaînés et emmené vers l'endroit des déchus repassa devant mes yeux.

    Une larme roula sur ma joue malgré moi.

    -Caliel ? demanda t'il sur un ton inquiet.

    -C'était des anges. Les anges aux pouvoirs de feu. Et pourtant, alors que c'est des anges a part entière, ils sont quand même rejeter ... pourquoi les anges sont aussi têtu et égoïste ? Pourquoi ferme t'il autant leur coeur ? Les règles sont plus important que la communauté elle-même ? Je ... je ... 

    Je ne savais plus quoi dire. C'est comme si mon être s'était vidé. Mon esprit était vide. Je n'avais plus de force : a quoi bon lutté ?

    Lucifer se leva immédiatement et mis sa main sur mon front.

    Ah, encore cette main. Cette main chaleureuse et familière.

    -Lors ... lors de cette fois-ci ... c'est toi qui a arrêté la douleur ... hein ? réussis-je à articulé.

    -Oui ...

    -J'en étais sûr ... dis-je en m'écroulant.

    ------------------

    -Caliel ? Caliel ? Grand-frère, ça va ? 

    Une voix de fille. Celle de ma soeur.

    -Je pense ... que ça va ? dis-je sans ouvrir les yeux.

    Elle rit nerveusement :

    -Tu n'es pas censé me poser la question ...

    Je sentis son front se poser sur le mien. Il était frais, sa faisait du bien...

    J'ouvris les yeux... pour voir un petit comité réuni autour de mon lit, dans ma chambre, se composant de ma soeur, Goribiel (qui avait l'air de flipper), cet abruti d'Amaros, Lucifer et ... mes parents.

    -Bon, maintenant qu'on voit qu'il va mieux, on vous le laisse ! firent mes parents en repartant.

    Merci de la compassion parental ...

    -Caliel, tu veux boire quelque chose ? me demanda ma petite soeur.

    J'hocha la tête, elle partit tout de suite.

    Lucifer me fixait. Je détourna la tête.

    Il s'assis sur le bord de mon lit :

    -Caliel, ne commence pas ! Je sais a quel point retrouver tes souvenirs a été éprouvant ... et nous te laisserons faire tes choix. Quoi que tu voudra faire, je t'y aiderai du mieux que je peux. Mais, s'il te plaît, ne te renferme plus jamais sur toi-même ! Je ne veux plus te voir dans cet état ! 

    -T'entend ce qu'a dit le boss ? fit Amaros d'un ton moqueur.

    Je le fusilla du regard et il continua à sourire bêtement.

    -Amaros, tu sors ! ordonna Lucifer.

    Son sourire disparut et il partit en traînant des pieds.

    -Bien, maintenant dis-moi, que veux-tu faire ? me demanda t'il.

    -... je ne sais pas. Déjà, suis-je toujours humain ?

    -Je suis désolé Caliel mais ... tu ne l'a jamais été ...

    Cette révélation aurait dû me secouer, mais je ne ressentais rien.

    -Comment ce fait-il alors que je suis dans cette famille et que mon apparence ne soit pas la même ?

    -En passant pas les portes de la réincarnation, on a commencé a faire partie de ce monde. Ce couple qui te sert de parents devait avoir un bébé mort-né. A la place, je t'ai échangé avec ce nouveau né. 

    Tout n'était que mensonge finalement. Rien n'était vérité. Toute mon existence été basé sur des mensonges ...

    Je sentais petit a petit mon coeur se vidé une nouvelle fois. Je sentais un trou sans fond apparaître.

    Cette sensation était la même que lorsque j'avais été mis en prison... je sentais mon esprit se vidé, lui-aussi.

    C'est là que Lucifer me gifla. Une grosse clac, bien sonnante.

    -Je t'interdis de recommencer à te fuir toi-même a nouveau ! s'écria t'il, l'air en colère.

    Je ne comprenais pas sa colère. Mais son geste avait marché : j'avais repris "conscience".


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