• 47

    J'ouvris les yeux.
    Le cerceuil s'ouvrit doucement. Il faisait nuit.
    -Bonsoir, petite endormie ! As-tu bien rêver ? fit soudain Obéron en apparaissant.
    Je faillis hurler mais il me bayonna la bouche avant que je le pu.
    -Doucement ! Toute la maisonné dort ! Ne réveil pas les endormi ! Tu peux te lever ?
    J'essaya de me lever. Ma force me surpris. J'avais retrouvé ma forme initial !
    Je me leva, courut, fit des pirouettes, toute heureuse. Je couru vers Obéron et lui fit un câlin. Il me retourna la pareil en me serrant fort.
    Lorsqu'il me lâcha, je lui répondit :
    -Merci, oui, j'ai bien rêver ... j'ai rêver d'un roi impatient et rapide comme l'éclair !
    Il pouffa :
    -Heureux d'être apparut dans tes rêves, jeune princesse ! Je constate que tout va comme prévu. Tu as bien compris, n'est ce pas ? Ne sors pas de notre territoire, c'est la seule condition. Je retourne à Tir, à présent. Je reviendrai te voir plus tard ! A bientôt, petite Lily !
    Et sur cette salutation habituelle, il se mit a courir a toute vitesse vers la forêt et disparu de ma vue.
    Je me dirigea vers le manoir. La porte s'ouvrit doucement, sans bruit.
    -Bienvenu, princesse.
    -Aoi ! fis-je en chuchotant et en sautant à son cou.
    -Comment te sens-tu ?
    -Beaucoup mieux !
    -Bien ! As-tu faim ?
    J'hocha la tête, il sourit et m'entraîna vers la cuisine.
    Les brownies et les lutins s'activaient. Certains faisaient la vaiselle, d'autres cuisinées, d'autres observés.
    A notre entrée, tous se pressèrent vers nous.
    -La princesse veut-elle dégusté un mêt de notre fait ? fit un brownie.
    -La princesse a très faim. Faites autant de patisserie que vous pouvez ! dit Aoi en me faisant un clin d'oeil.
    J'allais le remercier, lorsqu'une main froide se plaqua contre mon front. Cette même main prit mon poul et me palpa un peu partout.
    -Bien, apparement ils t'ont guérie pour le moment ... ces fairy sont fantastiques ! s'extasia Adrien. Maintenant que tu te sent mieux, tu veux appeler ton père ?
    -Je ... je veux d'abord manger, je l'appelerai après ...
    -Très bien ! fit-il en partant. Si tu me cherche, je suis à la bibliothéque du sous-sol.
    Je jeta un regard interrogateur à Aoi.
    -Ne me regarde pas comme ça ! Après ton dernier passage, Aibell trouvé que l'on n'avait pas assez de divertissement dans la villa ... elle a donc demandé au nain de faire un sous-sol. Maintenant, on a une bibliothéque et ... tu verras plus tard ! fit-il mystérieux.
    Je pris un air boudeuse. Il rit.
    Les brownies me firent une petite place sur un de leur espace de travail pour que je puisse manger sans réveiller personne.


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  • 46

    -Bien ! fit Oberon. Où est la pierre de Blarney ?
    Une fée s'approcha en battant des ailes avec difficulté. Elle portait une lourde pierre :
    -La voici, mon roi !
    -Merci ! fit-il, en la prenant délicatement et en me la tendant. Fais-y très attention, cette pierre est aussi unique que spécial ! Il manque quelque chose ...
    -Obéron, le temps ! Il manque le stoppeur de temps ! Où est-il ? Mes enfants, quelqu'un auraient une idée ?
    Les fées firent non de la tête, les brownies et les lutins de même.
    -Miaou ! fit Doum.
    -Exprime toi, mon petit félin ! fit Titania en lui caressant la tête.
    -Ma reine, se mit a parlé Doum, la dernière fois que j'ai le stoppeur de temps, c'était notre roi, votre chère époux qui le possédait ... je l'ai vu le jetter au fond d'un puit ... c'était au alentour d'un village humain.
    Obéron eut l'air de réfléchir profondément.
    -Obéron ! s'exclama la Reine. Tu es un époux impossible ! Si tu ne le retrouve pas rapidement je te laisse ici !
    Le roi fit une grimace et siffla fort. J'entendis son sifflement se répercuter dans toutes la forêt.
    Une meute de chiens noir aux yeux rouge apparuent presque tout de suite devant lui.
    -Bon ! dit-il l'air nonchalant, vous avez dix minutes pour me retrouver le stoppeur de temps ! D'accord les toutous ? Celui qui le retrouve aura une récompense ! Prêt ? Partez !
    Sur ces mots, les chiens partirent en courant.
    -C'est valable aussi pour nous, mon Roi ? firent plusieurs fées.
    -Biensure ! fit-il, fière.
    A cette approbation, toute les créatures des alentours se mirent à chercher frénétiquement dans toute l'irlande le stoppeur de temps.
    -A quoi il ressemble ? demandai-je à Obéron.
    -Mmm... si mes souvenirs sont bon, ça ressemble à l'une des aiguilles d'une horloge. Tu verras !
    -N'est pas l'air si fière, mon chére, si nous en sommes là, c'est à cause de ton attitude ! fit Titania, réprobatrice.
    -Allons, allons ! Tout ira bien ma chère ! N'avez vous pas confiance en vos chère petits, ma reine ?
    -En mes petits, si ! En toi, c'est une autre histoire ! D'ailleurs arrête de gigoter tu vas finir par donner le tournis à Lily !
    Obéron se pencha vers moi :
    -Tout va bien ?
    -Oui ... cette pierre est apaisante ... c'est quoi ?
    -Oh, la pierre de Blarney, hein ... c'est une pierre d'énergie. Disons qu'elle pompe l'énergie de la terre et la donne à celui qui la posséde. On ne s'en servira que pour la cérémonie !
    -Il manquera quoi d'autre à la cérémonie ?
    -mmm ... ton approbation et c'est tout ! s'exclama t'il en souriant.
    Son sourire emplit de fièrté et d'orgueil mal placé exaspéré Titania, mais moi, sa m'amusait.
    Ce n'était pas drôle de voir les autres bouger alors que je ne le pouvais pas. Mais le comportement d'Obéron me distrayait.
    Alors qu'Obéron venait de reculer, Lys s'approcha de moi et me mit une main sur le front avant de vite la retirer :
    -Mon roi, ma reine ... le cerceuil fait de l'effet, elle ne sent plus la douleur mais son corps ne tient plus, il faut se dépécher ! Elle recommence à avoir de la fièvre !
    Titania s'approcha et me mit sa main sur le front. Je sentais qu'elle me faisait la même chose qu'Adrien : l'énergie de soin, en plus puissant.
    -Obéron ! s'exclama Titania l'air inquiéte.
    -Ne t'en fais pas ! Les chiens l'ont trouvé, ils arrivent ! Regarde, Titania !
    Obéron félicita le chien qui l'avait trouvé. Il me le tendis. C'était bien une aiguillie d'horloge d'au moin un métre, de couleur noir.
    -Tient les bien ! Pour la suite, fais nous confiance et garde les yeux bien ouvert ! D'accord ? m'expliqua t'il.
    J'hocha la tête en bonne fille. De toute façon, je n'avais pas le choix ...
    -Bien ! Il est temps de commencer ! Si ma Reine veut bien commencé a entamé les chants !
    J'entendis un chant mélodieux s'élevait. Plusieurs voix n'en former qu'une. Je ne comprenais pas les paroles du chant, mais c'était beau.
    La pierre de Blarney vibrait dans mes mains. L'aiguillie s'échappa de mes mains et s'éleva au-dessu du cerceuil et se mit a tourné sur elle-même dans le sens d'une horloge normal.
    Plus le ryhtme du chant s'intensifié, plus l'aiguillie ralentissait. La pierre vibra et émit un petit coinement. Obéron s'avança et pris la pierre. Il la mit au-dessu de moi :
    -Lily, petite princesse vampire, princesse sans crocs, acceptes-tu le contrat ? Ce contrat te liera à ces terres que tu ne pourra quitter qu'en cas de guérison. Est-ce clair ? En échange d'être lier a ces terres, nous t'octroyons énergie et ralentissement de temps physique ! Acceptes-tu ?
    -Je l'accepte ! dis-je en souriant.
    -Moi, Obéron, Roi de Tir na nog, accepte le contrat.
    Titania s'approcha à son tour :
    -Moi, Titania, Reine de Bretagne et d'Irlande ainsi que de Tir na nog, accepte ce contrat !
    A ces mots, des sortes de lucioles lumineuse s'élevèrent vers le ciel et ... le cerceuil se vérouilla d'un coup, me faisant sursauté.
    Je ferma les yeux.
    En les rouvrant, j'étais de retour à la plage ... je m'étais encore endormi !
    -Je vais finir par me lasser de ce paysage ... dis-je pour moi-même.
    -C'est un peu dommage, mais tu pourrais avoir raison ! fit une voie familière.
    Trop et très familière. Je me retourna surprise :
    -Obéron ??? Qu'est-ce que tu fais ici ?
    -Ahahah ! Je voulais visiter le monde de tes rêves ... plutôt sympathique a exploré ... voilà donc le monde intérieur de ma fille ...
    En bon curieux, il faisait le descritif des lieux en balayant tout du regard.
    -Comment es-tu arrivé ici ? La cérémonie a fonctionné ?
    -Ne panique donc pas ! La cérémonie a très bien fonctionné ! Tu t'es endormie comme un bébé à la fermeture du cerceuil. Cela fait maintenant deux jours que tu dors ! Titania est déjà reparti à Tir ... moi, j'ai préférais attendre ton réveil, mais comme tu le sais je ne suis pas ... très patient !
    Je ris.
    -Sa fait déjà deux jours ? demandai-je en comprenant ce qu'il venait de dire. Mais je viens de m'endormir !
    -Oui, deux jours ! Et comme tu ne te réveillais pas, je suis venu à toi ! Alors comment te sens-tu ?
    -J'ai l'impression qu'on ne m'a posé que cette question cette semaine ! Je vais bien, en tout les cas, ici, je me sens toujours bien !
    -C'est le plus important ! J'attendrai ton réveil, mais ne prend pas trop de temps, d'accord Lily ? A bientot ! fit-il en disparaissant.
    -Une vrai tornade celui-la ! m'exclamais-je en ronchonnant et en riant de concert. Un vrai gamin se roi curieux !
    Je soupira.
    -Je suppose que ma porte va mettre du temps a apparaitre ... qu'est ce que je vais bien pouvoir faire une fois réveiller ? demandai-je pour moi-même.


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  • 45

    Obéron et Titania me sourirent.
    -Tu sais, petite Lily, je ne suis pas comme ma reine, j'aime jouer des tours et je n'aime pas grand monde. Mais tu es peut-être l'unique personne que je considère comme ma fille. Je t'ai pris en affection le jour où je t'ai rencontré. Tu m'as plu comme un coup de foudre. Quel père ne voudrait pas aider sa fille ? fit Obéron en se levant, tout fière.
    -Oh la ! Grâce à toi, mon imbécile de mari à peut-être appris l'amour paternel ... raison de plus pour t'aider, alors ... ( elle me souria tendrement) il est évident que je vais t'aider a patienté. Je t'aime de tout mon coeur mon enfant, sache-le. Tu n'a peut-être pas été gâté par la nature, mais si tu deviens lasse de ce monde, le mien, Tir na nog te sera toujours ouvert !
    J'avais les larmes aux yeux de toute cette vague d'amour qu'elle m'envoyait :
    -Merci Titania ... merci Obéron ! Vous êtes un peu comme mes seconds parent ... moi aussi je vous adore ! Mais tu sais Titania, tu te trompes, la nature m'a gâté d'une famille généreuse et protectrice sans borne ! La preuve ma famille ne m'a jamais reproché le fait d'être différente et m'a toujours offerte une protection sans borne ... et aussi, je vous ai rencontré, je vous adore tous ... vous êtes tous de ma famille, vous me soutenez tous pour des choses incertaines, comme maintenant... je vous adore !
    Une larme roula sur ma joue.
    Cette larme était la goutte d'eau qui dépassait du vase. Je commença a pleuré. Non pas de tristesse mais de bonheur. J'étais ému et heureuse de tout l'amour qu'on m'avait toujours apporté, à moi qui n'était rien.
    Obéron essuya mes larmes et embrassa mon front. Titania me serra fort contre elle.
    -Lys ! s'eclama Titania, l'air décidé.
    Celle-ci apprut immédiatement.
    -Oui, ma reine ?
    -Apporte le cerceuil de verre au milieu du jardin, s'il te plaît.
    -Bien ma reine ! fit-elle en partant.
    -Si tu es décidé, nous le sommes aussi ! s'exclama Titania.
    -Une fois la cérémonie de pacte fini, il n'y aura pas de marche arrière, jusqu'à ta guérison ou ton départ pour notre beau monde ! Les fées seraient ravi de t'y accueuillir ! s'exclama Obéron en tournoyant sur lui-même.
    Il était toujours fidèle à lui-même. Un gaie luron, toujours à suivre son instinct, ces émotions et ces sentiments. Toujours farceur et noble à la fois. Un roi étrange ayant un certain charme et un niveau d'imbécilité sans nom ... face à ça, sa femme, la reine Titania, belle et mystérieuse, maternelle et ayant un tempéremment de lionne. Il faisait la paire ...
    -Titania, tu sais ... j'ai ressentis une fois, rien qu'une fois ce qu'était l'emprunte ... c'était à la fois beau et douloureux ... je sentais un amour fort et en même temps une déchirure de devoir m'éloigné de lui ... j'aimerai qu'un jour on puisse être comme toi et Obéron ...
    Elle me fit un sourire éblouissant et encourageant :
    -J'espère qu'un jour tu puisse retrouvé ton amour et le vivre pleinement ! Bien, c'est prêt, allons-y !
    Elle se leva. Obéron tendis les bras, Titania m'y déposa délicatement.
    -Tu es aussi légére qu'une fleur, Lily ! s'exclama t'il en riant.
    Il marchait mais je ne sentais pas qu'on bougeait.
    Mes yeux commenceaient à ce fermer.
    -Non, non, non ! Damoiselle reste réveiller ! m'ordonna Obéron en collant son front contre le mien.
    Je rouvris les yeux, d'un coup. Il m'avait transmi de l'énergie je ne sais comment.
    -Bien ! constata t'il, fièrement. Regarde !
    A ces pieds, se trouvait un cerceuil en verre. A l'intèrieur, il y avait une couverture et un coussin en soie de couleur indigo. Il m'y allongea à l'intérieur, doucement.
    -Alors, petit trésor, comment trouves-tu ton lieu de repos ? fit Obéron.
    -Mon lieu de repos éternelle est super confortable ! dis-je en prenant mes aises.
    Obéron rit, Titania soupira.
    -Mon chère Obéron, ton humour laisse a désiré ... enfin, mon enfant, comment le trouves-tu ? En dessou de toi vie une plante spécial. Elle sent bon et te donnera l'oxygène nécessaire. Je t'explique ce qu'il va se passer après la cérémonie : mon territoire deviendra le tient. L'énergie qui nous entoure nourira ton corps du nécessaire, tu ne cracheras donc plus de sang, car en restant ici, ton temps physique sera rallentit. Mais sa ne va pas empêcher la fatigue et le stresse que ton corps subit ... à chaque fois que ton corps commence à se sentir mal ou qu'il commence à s'endormir, le cer ... le lit de verre dans lequel tu te trouve te rappelera ici et sera sceller jusqu'à ton réveil et ainsi de suite. Le lit fournira à ton corps tout ce dont tu as besoin ... est-ce clair ?
    -Je suis pas très sur d'avoir compris mais ok ... on verra bien ! dis-je en souriant.
    Elle hocha la tête.
    -Dis Titania ... commençais-je, soudain inquiéte.
    -Qu'y a t'il mon enfant ? dit-elle, l'air paniqué.
    -Tu as bien dit que l'endroit me fournira l'énergie dont j'ai besoin ... ?
    -Oui et ?
    -Je pourrais quand même manger, hein ? Rassure moi ?!
    Elle rit :
    -Tu pourras manger autant de patisserie et de sucrerie que tu souhaiteras ma petite !
    -Toujours aussi gourmande ! Tu n'as vraiment pas changé Lily ! fit Obéron en se joignant au rire de sa femme.
    J'avais de la chance. J'étais consciente d'être privilégié. Pratiquement personne dans ce bas monde n'avait la chance d'être aussi proche de ces deux là. Les fées, elles-mêmes n'étaient pas aussi proche de leur souverains. Rien que de les appellés par leurs prénoms, était impensable.


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  • 44

    -Lily, tient le coup ! La reine est parmi nous ! m'encourageais Aoi.
    Je rouvris les yeux avec toute la force qui me rester.
    Une femme magnifique se tenait sur un âne joliement décoré. Elle avait de long cheveux noir. Une peau de porcelaine, sans défaut. Un visage aux traits fin. Elle dégageait une noblesse et un rafinement de ses mouvements que son aura était indéfinissable. Elle était reine, et personne ne pouvait le contester.
    -Fir darrig, mon petit lutin sans gêne, parle plus poliement et ne fais pas de caprice ! Ce n'est pas beau, mon petit ! fit-elle d'une voix maternelle à l'encontre du lutin.
    Celui-ci baissa les yeux tél un enfant punit.
    -Passons à ma merveilleuse enfant... elle se tourna vers moi et descendit de son âne.
    -Ma reine, elle est mal au point ... faite ce qu'il faut, s'il vous plaît ! implora Lys.
    Titania lui souria chaleureusement et elle marcha jusqu'à moi.
    Aoi voulut se lever, mais la reine l'en empêcha.
    -Ma petite Lily, voilà lontemps que je ne t'avais vu ... me revenir dans un tél état ... qui ta fais ça ? demanda t'elle en posant une main chaude sur mon front.
    -Votre Altesse, je suis Adrien, un vampire médecin, pour vous servir. dit celui-ci en faisant une révérence. Lily a commencé à faire des crises soudaine il n'y a que peu de temps. Elle a fait un semi-réveil soudain, la première fois et depuis, son état se dégrade ...
    -Je vois, merci mon enfant. fit Titania, à l'encontre d'Adrien. Vois-tu, mon petit, j'ai le même pouvoir que la mère de cette enfant. Je vois les changements de son corps, de sa naissance à maintenant. Je sais tout. Ma petite, il faut qu'on parle... seule.
    J'hocha la tête.
    La reine tendis les bras, Aoi hésita une demi-seconde, avant de me remettre à sa souveraine.
    -Qu'allez-vous ... commença Adrien.
    -Ne t'en fais pas, vampire. Notre reine va lui parler. Elle ne l'emmenera pas à Tir sans sa permission ! Sois sans crainte ! fit une Sylphe.
    Titania me sourit et commença a marché vers le jardin.
    Dehors il faisait bon. L'odeur des fleurs et de la verdure parvinrent à mes narines.
    Elle alla s'asseoir sur un banc et commença a me bercé comme un bébé.
    Je ris, elle rit aussi.
    Titania aimer tout le monde comme ces enfants ... excépté les humains.
    -Comment te sens-tu, Lily ? me demanda t'elle.
    -Faible...
    -C'est tout ?
    -Non, je suis ... (je toussa plusieurs fois) contente de te voir ... dis-je, la voix toujours cassé.
    Elle mit sa main libre sur ma gorge. Une chaleur s'y difusa.
    -Et là ? me demanda t'elle.
    -C'est déjà mieux ! dis-je en souriant, la voix de nouveau normal.
    -Je te redemande : comment te sens-tu ?
    -J'ai mal partout, je me sens faible, je ne peux même pas marcher ... j'ai un peu peur ... obéron ne vient pas ?
    Elle rit :
    -Cet idiot ... est sur le chemin. Ton ADN change, Lily. Mais comme ton corps et ton esprit son en conflit avec l'acceptation du sang, ton corps reçoit le contre-coups et rejette la transformation qui est censé opérer ... es-tu consciente que tu vas mal ? Que tu ne vas pas tenir lontemps dans cet état ?
    -Je sais. J'en suis ... consciente depuis un bon moment. J'attend que quelqu'un me trouve une solution.
    -Qui donc, mon enfant ?
    -Je ne sais pas vraiment. Quelqu'un me l'a promis, il faut donc que je lui fasse confiance et que je parvienne a survivre jusqu'à ce que cette personne tienne sa parole ... tu penses que c'est possible, Titania ?
    Elle prit une inspiration et commença a ouvrir la bouche, mais une tête apparut dérrière elle et répondit à sa place d'une voix pleine de malice :
    -Biensûre que c'est possible ! On peut rallentir le temps de ton organisme et le tour est joué ! Si c'est du temps qu'il te faut, on t'en donnera autant que tu veux ! L'énergie et le temps, c'est ce qu'on peut t'offrir, Lily ! Qu'en penses-tu , Tatiana ?
    La reine soupira de lassitude :
    -Obéron, mon chère époux, ne peux-tu pas apparaître normalement ne serait-ce qu'une fois dans ta vie ? Et ne m'appelle pas Tatiana !
    -Allons, allons, ma reine ! Alors qu'en penses-tu ?
    -C'est une bonne idée ... mais d'où tiens-tu la certitude que quelqu'un viendra te sauver, ma petite ?
    -On me l'a promis.
    -Qui ? Quand ? Où ?
    -Un homme, il y a lontemps, dans un rêve.
    Obéron pouffa et ... commença à rire tél une baleine, parterre.
    -Ne fais pas attention à cet imbécile, ma chérie. Je comprend. Je t'aiderai du mieux que je peux... comme te l'a dit mon ... époux, nous pouvons te fournir du temps et de l'énergie. Mais cela veut dire que plus ton attente sera longue, plus tu te rapprocheras d'un coma indéfini ... tu serais d'accord ? Et tu ne pourras plus revoir ta famille ...
    -Un coma indéfini ? demandai-je.
    -Une sorte de sommeil sans limite. On ne saura pas quand est-ce que tu pourra émmerger de tes rêves. C'est assez dangereux... en es-tu certaine ?
    -Sur ça, oui ... mais pourquoi je ne reverrais plus ma famille ?
    Obéron avait arrêter de rire et c'était assis en tailleur devant nous :
    -Si tu acceptes notre aide, tu ne pourras plus sortir de notre territoire. Du moins, jusqu'à ce que ta situation soit améliorée ... donc ce sera à eux de venir. Mais je ne pense pas que ton père accepterai de faire venir tes frères, ici ...
    -Je vois ... mais j'accepte votre aide, Obéron, Titania. Même si j'aimerai bien mourir, ce serait plus simple ... mais mourir sans m'être battut c'est ...
    -déprimant ? finit Titania.
    -pas amusant ? proposa Obéron.
    -Les deux, je pense ... mais j'ai envi de croire en cette promesse. C'est fou mais c'est comme sa ... vous pouvez m'aider ? demandai-je, déterminé.


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  • 43

    Je n'avais aucune force. Aoi m'avait déposé délicatement dans la baignoire.
    Lys me déshabilla délicatement mais rapidement.
    Lorsqu'elle fit coulé l'eau sur moi, je sentis à quel point mon corps était en mauvais état. J'avais mal partout, ma gorge brulait, des vertiges me prenait, mon coeur tambouriné comme s'il sortait d'un marathon ...
    Lys me lava comme lorsque j'étais petite. Ce moment me rendit nostalgique.
    -C'est fini ! Tu es toute propre et tu sens bon !
    Elle m'envellopa dans une serviette à l'aide d'un courant d'air. Grâce à son pouvoir, je lévitais sans effort au-dessu du sol. Elle m'habilla avec une sorte de tunique blanche.
    -Elle est prête ! s'exclama Lys.
    La porte s'ouvrit et Aoi vint me reprendre dans ces bras.
    -Tout c'est bien passé, Aoi ! Ne t'en fais pas, elle va mangé et retrouvé des couleurs ! fit Lys pour le rassuré.
    Il hocha la tête et frotta sa joue contre la mienne. C'était sa manière de dire qu'il tenait à moi.
    Il me descendit à la salle a mangé et s'assit sans me lâcher. Un lutin vint lui apporte quelque chose. Il plongea une cuillère dedans et le porta à ma bouche. Une explosion de chocolat emplie ma bouche !
    -De la mousse au chocolat ! m'exclamais-je, faiblement.
    Aoi sourit et continua a me donné la becquer.
    -Et bien ! Le p'tite princesse est réveiller à ce que je vois ! fit une voix rauque et caverneuse. Le calme va pouvoir revenir dans ce manoir !
    -Fir Darrig ! Un peu de tenu, s'il vous plait ! Elle vient de se réveiller ! fit une fée.
    Le lutin eut l'air mécontent et hurla sur la fée :
    -Comment oses-tu me parler sur ce ton, jeune sotte ! Une fée de ton genre ne peut rien contre moi ! Je fais ce qui me plaît et je vais où sa me plaît ! Personne ne m'ordonne quoi que ce soit ! Est-ce clair ?
    La fée hocha la tête avant de s'enfuir en pleurant.
    -Fir darrig ! Un peu de tenu dans mon manoir ! fit Aibell. La princesse est aussi mon hôte ! Je vous demande donc de la respecter ! Est-ce clair ?
    -Peuh ! fit-il en allant s'asseoir devant le feu de la cheminée du salon, chassant au passage quelques créatures qui essayait de faire cuire leur chamalow.
    -Toujours aussi mal élevé, mon petit Fir ... fit une voix Mélodieuse qui s'éleva de nulle part.
    J'entendis les lourdes grilles d'entrée s'ouvrirent. Des clochettes tinttèrent.
    Lys et d'autres sylphes coururent au halle d'entrée ouvrir la porte pour accueillir leurs souveraine.
    Des échanges polies discret, suivit d'un attroupement qui s'approcher de moi.
    Je sentais mes paupillères redevenir lourde.


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