• 32

    [...]

    -Il dort ?

    -Profondément...

    -Je le vois bien ... comment veux-tu que je lui parle si il n'est pas éveillé ?

    -Je ... je le réveil alors ?

    -Ce n'est pas ce que je t'ai demandé ... volé le sommeil d'autrui n'est pas bien. J'attendrai donc...

    Je venais d'entendre cette conversation sans queue ni tête juste au moment où j'émergeais du sommeil.

    J'ouvris les yeux et me retourna.

    Goddy me fixait, surpris.

    Un homme se tenait a ces côtés. D'une certaine manière, il ressemblait beaucoup à Jeliel.

    Son regard donnait l'air de contenir toute la sagesse et le savoir de l'univers.

    Son visage aux trait fin dégageait un certain respect et une noblesse incomparable.

    Je m'assis sur mon lit, attendant qu'il commence.

    Au bout de cinq minutes de silence, j'en eus assez :

    -Euh ... je peux savoir ce que vous faites dans ma chambre ?

    L'homme eut l'air de remarquer ma présence et dirigea ces yeux vers moi.

    -Excuse-moi, j'étais comme dise les humains, la tête dans les nuages ... j'étais dans la lune... jeune ... Caliel Thoniel, n'est ce pas ?

    Je sursauta à l'appel de mon vrai nom complet. Thoniel était mon nom de démon. Je ne l'avais dit qu'a Satan !

    -Oui ... qui êtes-vous ?

    -J'ai oublié de me présenter, excuse-moi, j'ai un peu oublié les étiquettes de ce monde, vois-tu, cela fais des lustres que je ne suis plus descendu ici ... je suis Métatron, un vieil archange. En temps normal, je suis enfermé en haut de la tour du palais du tout. Là où Jeliel te gardait ... j'aurais dû descendre à ta rencontre plus tôt. Enfin, le retour en arrière n'est plus d'actualité, concentrons-nous donc sur ton présent. Que veux-tu faire, jeune Caliel ?

    -Connaître la vérité. Savoir qui je suis. Lucifer m'a annoncé aujourd'hui qu'il avait l'intention de tout me révélé ...

    -Lucifer ? Voilà longtemps que je n'avais plus entendu ce nom ... bien que le tient me rend nostalgique ... oui, en effet, Lucifer tient à toi comme une mère à son petit, c'est évident ... il compte donc te raconter la vérité ... et après cela, que comptes-tu faire ?

    -Euh ... aucune idée ?! répondis-je, perdu.

    -Car vois-tu, si je suis venu ici te rencontrer, c'est pour discuter avec toi de nombreux sujet, notamment de ce que tu as vu et entendu sur tes amis de feu ... mais tout d'abord, je voudrais savoir si tu aurais l'intention de venir réparer tes bêtises ? Le jardin est complètement dévasté ... c'est si triste a voir ...

    -Je ... tant que je ne connais aucune vérité, je ne compte pas prendre de décision. dis-je, sûr de moi.

    -Sur cela, tu n'as pas changé, jeune Caliel. La prudence a toujours était ta plus grande qualité ...

    -Que voulez-vous dire ? demandai-je, étonné.

    Il eut l'air de repartir dans ces réflexions interminables.

    -Métatron ? 

    Goddy me mit une main sur mon épaule et me chuchota à l'oreille : 

    -Tu es dingue d'appeler un archange par son prénom ?? C'est en plus, l'un des deux princes archanges qui est en contact direct avec le trône céleste !  Parle-lui avec plus de respect !

    -Ne t'en fais pas, mon petit, fit Métatron à l'adresse de Goddy, car ton ami n'est pas un simple ange non plus ... dans un passé plus lointain, il était l'un des anges aînés. Il faisait parti du coeur du trône ... Vois-tu, il était l'un des premiers anges, cela veut dire qu'il est censé être plus vieux que moi ...

    Cet ange était si vieux qu'il avait perdu la boule ou quoi ?? J'étais manifestement plus jeune que lui ! De quoi parlait-il ?

    -Vous plaisantez, c'est sa ? dis-je, persuadé à une blague.

    -Libre à toi de me croire ou non, jeune Caliel. Mais dans le passé, tu étais un magnifique ange comme il y en avait peu ... si Lucifer veut tout te révélé, c'est son choix, mais sache que si tu es tombé, c'est en partie son fardeau...

    Je fermais les yeux quelques secondes pour respirer à fond et m'empêcher une fois encore de tout remettre en question.

    -Bien ... et que voulez-vous ?

    -Peux-tu, à présent me raconter ce dont tu te rappel à propos de ces enfants ? Ces enfants qui apparemment étaient tes amis dans le sous-sol du palais ... 

    -Pourquoi ? demandai-je, soupçonneux.

    -Vois-tu, même enfermé dans ma tour, je ne suis pas omniscient mais je sais tout, et vois pratiquement tout. Mais il est possible de me cacher des choses ... j'aimerai en savoir plus, car cela m'a été cacher, je ne sais comment. Ces enfants sont précieux pour les nôtres. J'aimerais donc savoir qui s'en est débarrasser dans la plus grande discrétion sans en parler à un conseil digne de ce nom ... comprend-tu ?

    Il me fixait avec des yeux emplis de curiosité, de savoir, de sagesse et surtout, des yeux emplit de temps. C'est difficile de décrire cela, mais c'était fascinant !

    Je décida donc de tout lui raconter. Goddy eut l'air surpris d'apprendre aussi ce qu'il s'était produit.

    A la fin de mon récit, Goddy résuma :

    -Voila donc pourquoi tu as fait partir le jardin en fumée ...

    -Je comprends mieux à présent ... fit Métatron. Je te remercie de ton aide, jeune Caliel. Sache que le fait est qu'il n'y a aucun élément qui ne doit être haït ! Tous font partie de la création. A chaque chose son contraire, c'est une loi d'équivalence que même les humains les moins développer connaissent... tu as donc en toi une affinité avec la terre et le feu ... la vie et la destruction. C'est intéressant... si un jour tu as besoin d'aide pour quelque chose, je te donne le droit d'invoquer mon nom. Bien qu'il vaut mieux que tu te modère a l'utilisé, car ton statut est actuellement celui d'un humain au mental supérieur... 

    Je lança un regard interrogateur à Goddy qui me fit comprendre "après je t'explique" en langue des signes.

    -Sur ce, je repasserai, jeune Caliel, Jeune Goribiel, je vous salue !

    Et il eut un bref flash de lumière que je ne vis pas, cacher par la main de Goddy.

    -On ne regarde pas le départ d'un ange supérieur ! Sa peut te rendre aveugle...

    -Ouais, bah pour l'instant, la seul chose qu'il m'a donné, c'est un mal de crâne ! m'exclamais-je en me recouchant.


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  • 47

    A peine sortie de la bibliothèque, je vis Axel se diriger vers moi.

    -Aria, viens voir notre chambre, elle est ... 

    Il s'arrêta net de parler lorsqu'il me vit.

    -Aria ... ça va ? Qu'est ce qui s'est passé ? Tu as pleuré ?

    -...

    -Dis-moi immédiatement ce qui s'est passé ! Qu'est ce que Dom Aegil t'as dit ? Vesna m'a dit que vous deviez avoir une conversation ! 

    [silence]

    -Parle ! Aria, s'il te plait ! me supplia t'il en me prenant par les épaules.

    Je releva la tête pour le fixer, droit dans les yeux.

    J'avais la tête vide. Je me sentais épuiser...

    -Axel ... amène moi au lit ... je suis fa ...

    Avant même d'avoir fini de parler, je sombra dans le sommeil.

    ----------------

    J'ouvris les yeux avec difficulté.

    Il faisait encore jour. 

    J'étais dans une chambre aux murs couleur pêche.

    Je bailla en m'asseyant doucement.

    La chambre était immense. 

    Un lit côtoyait le mien, surement celui d'Axel.

    Il y avait deux grande armoire, une coiffeuse, un piano et une porte-fenêtre menant certainement à un balcon.

    Je me leva en prenant mon temps.

    Je me sentais beaucoup mieux. 

    J'étais toujours autant perdu, mais au moins, je n'étais plus fatigué...

    J'entendis la porte s'ouvrir en trombe, me faisant sursauter.

    -Aria ! s'écria Vesna en entrant.

    Elle me mit une main sur le front, tel une mère inquiète.

    -Sa va tout va bien, tu n'as plus rien ... ton frère ma fait peur en me disant que tu t'étais écrouler ... je suppose que c'est à cause de mon soulmate, je suis désolé...

    Je secoua la tête.

    -J'ai cherché des réponses toute ma vie ... une grande partie m'a été donné grâce à Dom Aegil ... mais même si je m'attendais à quelque chose d'assez désagréable, je ne m'attendais pas à ... ça.

    ...

    -Je vois, il t'a révélé qui tu étais ... qu'en penses-tu ?

    -C'est ... étrange ? Je ... je ne sais plus trop quoi penser ...

    -C'est normal d'être perdu, lorsqu'on découvre une part de sois-même qui ne fait pas partie du monde ordinaire. Ne t'en fais pas, tout ira bien ! fit-elle en me prenant dans ses bras.

    Au bout d'un moment, elle s'éloigna et me fit signe de la suivre.

    Elle m'emmena jusqu'à une salle remplit d'instrument.

    Un garçon d'environ mon âge était là, yeux fermer, jouant du violon très concentré.

    Il avait de beau cheveux violet, comme Vesna.

    Vesna me fit signe de ne pas faire de bruit.

    L'air qu'il jouait été magnifique et nostalgique. 

    D'un coup, il arrêta de jouer en soupirant et ouvrit les yeux.

    Lorsqu'il nous vit, il sursauta.

    -Mère, vous m'avez fait peur ! Je ne vous ai pas entendu arriv...é.

    Au moment où il me remarqua, il me fit une révérence.

    -Euh ... enchanté ? répondis-je, mal à l'aise.

    Il se releva en jetant un coup d'oeil à sa mère.

    -Je te présente la deuxième fille de ton cousin Karle, Aria. Aria, je te présente Briag, mon fils.

    -Sane est in occursum adventus tui honoris, princeps. (C'est un honneur de vous rencontrez, princesse). 

    Il avait parlé latin et je l'avais compris comme si ça avait été ma langue maternelle. C'était stupéfiant.

    Je fis un simple hochement de tête, en réponse.

    -Aria vient tout juste d'apprendre pour son statut et elle fait partie de la famille, ne soit pas aussi tendu, mon enfant.

    -Bien mère...

    Il continua a me dévisagé, avant de détourner le regard.

    -Aria, si tu as des questions à lui poser, il est une encyclopédie à lui tout seul ! Profites-en ! s'exclama t'elle en partant.

    Je fus complètement perdu durant plusieurs minutes après son départ.

    Briag et mon nous dévisageâmes, jusqu'à ce qu'il brise le silence en me proposant de m'asseoir sur le seul sofa de la salle, ce que je fis sans me faire prier.

    Il posa délicatement son violon sur une table basse et s'assit à côté de moi, a une distance respectable.

    -Tu es donc ... Aria. commença t'il doucement.

    -C'est bien moi ... répondis-je sans trop savoir quoi dire.

    Nos regards se croisèrent. 

    Puis on pouffa tout les deux. La glace était enfin briser !


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