• 46

    Là, je n'avais pas reçu un choc ... mais un méga-choque.

    Je devais ressemblais à une idiote avec mes yeux grand ouvert et ma bouche ouverte en "o" sans bruit.

    J'avais été tellement choquer par la révélation que mon manteau de feu et mes sphères avaient disparu.

    -Euh ... Aria, tout va bien ? fit Larry en secouant sa main devant moi.

    J'étais consciente mais mon cerveau était en train de surchauffer, je ne pouvais donc pas répondre.

    -Larry, vas-y ! ordonna Dom Aegil.

    Celui-ci hocha la tête en se levant, me pris par les mains, me tira pour me lever, s'assit à ma place et me fit asseoir sur ses genoux. Pour finir, il me berça comme lorsqu'on était dans son bureau, au manoir.

    Je me sentis petit à petit apaiser. Calme. Sereine.

    Même un peu trop à mon goût.

    -Tu manipules mes émotions un peu trop là ... dis-je en tirant la langue.

    -Tu étais sous le choc, je n'ai pas le choix ... efforce-toi d'accepter, de toute façon, tu n'as pas tellement le choix, c'est ce que tu es.

    Je tourna la tête vers Dom Aegil, qui me dévisageait en ayant l'air de réfléchir intensément.

    -C'est si dur à croire ? me demanda t'il, au bout d'un moment.

    -Euh ... d'apprendre qu'on est une princesse et la dernière d'une lignée ... euh ... disons que c'est dur a avalé ...

    -Je vois. La vérité est que ton père voulait seulement que je te protège. Il ne voulait pas que je te raconte tout maintenant... mais vu la situation, nous n'avons pas tellement le choix, je te l'ai dit ...

    -Et donc ? Que se passe t'il ?

    -Une prime a était mise sur ta tête dans notre monde. Cela veut dire que quelqu'un cherche a te kidnappe, vivante, qui plus est. Et ce quelqu'un à l'air de savoir qui tu es vraiment. Les vampires doivent vouloir une nouvelles sources de sang. Chaque tribus s'étant mise dans la traque à un but. Un intérêt. Ce quelqu'un est donc très influent. Nous menons l'enquête pour savoir qui et pourquoi, mais pour le moment, rien n'est sûr, à part le fait que si quelqu'un ose te toucher, tout les Sicarius répliqueront... m'expliqua Larry.

    -La famille est aussi sacré qu'un pacte de sang ! C'est une règle de bienséance chez nous. C'est pour cela qu'ici tu es en sécurité et que beaucoup de race n'on pas voulu participer à cette chasse à l'homme absurde... fit Dom Aegil en soupirant.

    Pour que mon cerveau se calme, je décida donc d'ingérer toute ses informations et de toute les accepter, sans me poser trop de question.

    -Je pense que ce serait mieux pour toi d'aller te reposer un peu. La matinée ne fait que commencer mais tu as l'air épuisé par ces révélations assez soudaine ... as-tu d'autres questions ?

    Je me leva en secouant la tête négativement.

    Il est vrai que je me sentais assez lourde.

    Juste avant d'arriver à la porte, je me retourna :

    -Est-ce que je peux au moins en parler à Axel ? 

    -Si tu penses qu'il est digne de confiance, suis ton instinct, Aria ! me répondit Dom Aegil en se levant à son tour.

    Ce qui mis clos à la discussion.

     


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  • 45

    -Aria ... commença Larry en avançant sa main dans ma direction.

    Deux sphères lui barrèrent la route.

    -Larry, je pense que la deuxième partie de la discussion devrait être ... de mon fait et non du tient. Abstient-toi donc des gestes ou de mot déplacer, je te prie ! fit Dom Aegil, sérieux.

    Larry hocha la tête et se rassit correctement.

    -Aria, si Larry te dit que tu es différente, ce n'est pas en terme discriminatoire, c'est ...

    Je lui coupa la parole, tout en laissant mes larmes couler à flot sur mes joues :

    -Depuis que je suis toute petite, on me traite de monstre parce que j'ai des cheveux bleu et des yeux bleu, ce qui n'est pas naturel ... depuis toujours on me regarde soit froidement, soit comme une bête de foire, où que j'aille ... et vous me dîtes que ce n'est pas en terme discriminatoire de me dire que je suis différente ??? 

    -Aria, calme-toi et écoute ... commença Larry.

    Je me leva sous l'impulsion :

    -Non, VOUS  allez m'écouter ! dis-je, a présent avec colère. Depuis toujours on me traite comme une pestiféré. On me traite de monstre, on me dit que je suis dangereuse, on me scelle une moitié de moi-même et on m'accuse d'être un monstre ayant mis son propre frère en danger ! On m'annonce que je suis une Sicarius et que je trouverais enfin une place en ce monde, où du moins quelqu'un qui serait comme moi ! Mais non, même des Sicarius me disent que je suis différente ! Alors finalement ... (je me rassis a bout de force) qui suis-je ?

    Ma vue se brouilla, mes larmes avaient inonder mes yeux.

    -Aria, calme-toi. entendis-je Larry répéter. Si nous sommes là aujourd'hui, c'est pour te donner la réponse à toute ces questions que tu viens de soulever. Alors sèche tes larmes, redresse-toi et écoute Dom Aegil.

    Je me redressa et essuya mes larmes avec mes manches.

    Un paquet de mouchoir flottait devant moi. 

    J'en pris quelques-un et me moucha le plus discrètement possible.

    Malheureusement, le silence pesant de la bibliothèque, amplifier le bruit.

    Ce qui me mit rudement mal à l'aise.

    -Aria, détend-toi ! Je ne vais pas te manger tout cru et j'ai enfin entendu la colère de ton coeur. C'est suffisant pour me dire que j'ai pris la bonne décision en te faisant venir ici, maintenant. Es-tu calmé ?

    J'avais encore des spasmes dû à mes pleurs, mais ils se faisaient de plus en plus espacer. 

    Je leva la tête vers Larry.

    Je vis dans ces yeux  il y avait un éclat de frustration dans son iris jaune. 

    Je me tourna vers Dom Aegil et lui fit un regard entendu comme quoi j'étais tout ouïe. 

    -Bien. Pour répondre à ta question principal, "qui suis-je", je vais te le dire. Tout d'abord, tu te nomme Aria. Tu es la fille de Karle et Malorie Roy. Grâce a cela, ton avenir pour devenir chasseuse est possiblement envisageable. Mais, tu es aussi Aria, une Sicarius aux yeux et aux cheveux bleu. Et la fille d'un Sicarius bien particulier, grâce aux faits qu'il t'ait donner une grande partie de son énergie vitale. Bien que tu n'es pas un personnage de comte de fée pour enfant, je t'annonce que ta véritable identité n'est pas d'être un monstre... bien au contraire ...

    Je respirais inconsciemment sous apnée, à cause de son suspens.

    -Aria, si tu veux entendre jusqu'au bout, rappel-toi qu'il faut respirer ! me glissa doucement Larry.

    Je me remis a respiré sous le regard amusée des deux Sicarius.

    -Est-ce bon ? demanda Dom Aegil.

    -Oui ! m'exclamais-je, impatiente.

    -Avant de continuer, je veux te dire que ce que je te confie maintenant n'est pas sans risque. Seul Larry, ton père Sicarius et moi sommes censé être au courant de qui tu es ... 

    -Et je suis ?

    -Tu es la princesse des Sicarius, la dernière de la lignée royale, les Sicarius de Sang bleu. me répondit calmement Dom Aegil.


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  • 44

    -Les vampires ?! demandai-je, surprise.

    C'était bien la dernière espèce dont j'aurai pu penser.

    Les vampires s'étaient calmer depuis des décennies ! Pourquoi voudraient-ils s'en prendre à une chasseuse ? Qu'auraient-ils a y gagner ? Pourquoi Louis ne lui avait rien dit ? Etait-il, lui aussi dans la confidence ? Le poursuivait-elle ? 

    -Aria, calme-toi ! entendis-je alors qu'une main se posait sur mon épaule.

    Je me retourna et vit ... Larry ???!!

    -Qu... ??? 

    -Détend-toi, Aria ! Tout va bien ! fit celui-ci en riant.

    Je me retourna vers Dom Aegil qui n'avait pas remis sa capuche.

    Je ferma les yeux.

    -Une illusion ? demandai-je en me frottant les yeux.

    J'entendis le rire de Larry, suivit de celui qui me parut être celui de Dom Aegil.

    Je rouvris les yeux et les regardèrent l'un et l'autre.

    -On m'explique ? demandai-je, curieuse.

    Une chaise apparut et Larry s'assit tranquillement à ma gauche.

    -Vois-tu, Aria, il se trouve que je suis dans la bibliothèque depuis le début ... tu as encore du travail à faire sur ta garde ! s'exclama Larry, apparemment amusée de ma réaction.

    -J'avais vaguement sentis une présence, dis-je, mais je pensais que c'était un alfe... ma question est plutôt dans le sens du pourquoi es-tu là, dans la maison d'un Sicarius, toi, un membre du conseil ?

    Il eut un sourire en coin :

    -Un alfe, hein ... 

    Il échangea un regard entendu avec Dom Aegil.

    -Aria, continua t'il, je vais te confier mon secret. Seul Damien est au courant. Je compte sur toi pour garder le secret, car ce n'est pas facile de le cacher ... le promet-tu ?

    -Si j'en ai envie ... dis-je en haussant des épaules.

    -C'est bien la fille à son père ! murmura Dom Aegil en souriant.

    Larry soupira mais laissa échapper un sourire :

    -Bien, je vais te faire confiance ... il se trouve que je suis un Sicarius moi aussi... je suis un Sicarius de l'orgueil. D'où mes cheveux blond. Je fais partie des Sicarius se rapprochant le plus des humains, je peux donc me fondre parmi eux sans trop de mal ... tu comprends ?

    J'hocha la tête, sans vraiment y penser, en baissant les yeux vers mes chaussures.

    -J'ai infiltré les chasseurs à la demande de Dom Aegil et de ... enfin bref, et donc, j'ai réussi à merveille à me fondre parmi vous ... à quelques détails près ... et lorsque Damien s'est rendu compte de qui j'étais, il a signé un pacte avec moi. En échange d'un poste au conseil et de son silence, je devais aider les chasseurs, tout simplement. Bien que mon véritable but, était de te garder à l'oeil et de te protéger si besoin... des questions, jusque là ?

    -Tu es ... un Sicarius ? demandai-je, hésitante.

    -Exacte.

    -Tu es ... blond. Mais tes yeux ne sont pas jaune ... ?

    -Je mets des lentilles.

    -Ta mission était ... de me surveiller ?

    -Exacte.

    -Pourquoi ? 

    -...

    -Tu es un Sicarius comme moi, non ? Pourquoi devais-tu donc me surveiller ? dis-je en le regardant droit dans les yeux.

    Je croisa un regard que je ne lui connaissais pas.

    Un regard jaune fauve, qui contenait une grande confiance et absolument aucune trace de doute.

    -Aria, je suis bien un Sicarius, comme toi. Mais nous ne sommes pas pareil. Tu es ... différentes.

    En entendant se dernier mot de sa bouche, mon coeur se serra.

    Je ressentais ma boule d'émotion bouillir. 

    Mon coeur se serrait de plus en plus de manière insoutenable.

    Mes sphères apparurent ainsi que mon manteau.

    Ils ne bougèrent pas.

    Une larme traîtresse roula sur ma joue.

    Je la laissa couler, sans essayer de la rattraper.

    J'étais sous le choque de ses paroles.

     


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  • 43

    -La soeur de ... notre grand-mère ? La mère de notre père vous voulez dire ? précisa Axel.

    -Exactement ! Ma soeur s'est engagé avec ce chasseur ... et Karle en est né. Bien que je n'ai jamais aimer votre grand-père, je ne regrette pas que Karle soit né ! Il était tellement mignon petit ... fit Vesna d'un air nostalgique.

    -Vesna, et si tu allais leur montrer leur chambre ? Tu m'as dit que tu avais tout préparer ...

    -Oui, oui, oui, oui, oui ! s'exclama t'elle tout excité. Je vous ai préparer des chambre ... je suis sur que vous allez a-do-rer ! Suivez-moi avec vos affaires !

    Elle entre dans le manoir avec empressement.

    Axel la suivit, tout en posant des questions que je n'entendis pas, car mon attention était accaparé par cette toile, peinte par Dom Aegil.

    -Aria ? me demanda t'il.

    La peinture m'hypnotiser. Elle me rendait à la fois nostalgique et ... quoi donc ?

    -Aria, qu'y a t'il ?

    Je leva la tête pour faire face à Dom Aegil, qui venait d'enlever sa capuche.

    -La peinture ... cet toile ... je suis sur de l'avoir déjà vu quelque part ... mais je ne me souviens pas où ...

    -Aria, c'est impossible que tu es déjà vu ça quelque part... 

    -J'en suis sur pourtant ... j'ai déjà vu ces symboles bleu quelque part ... 

    -Si tu le dis. fit-il en faisant un signe d'abandon. Sinon, ton frère ou quelqu'un de ta famille t'a t'il mit au courant de la situation ? Le pourquoi es-tu ici ?

    -Axel a dit qu'il allait m'expliquer. Mais il ne l'a pas encore fait ... tout ce que je sais, c'est que d'après lui, je suis en danger ...

    -Je vois. Alors suis-moi.

    Ce n'était pas une demande. Mais ce n'était pas un ordre non plus.

    Je le suivis donc à l'intérieur. Il m'emmena jusqu'au rez-de-chaussez de la bibliothèque et claqua des doigts.

    Les portes se refermèrent toute seule, d'un coup.

    -Dom Aegil ? demandai-je, pas très rassuré.

    -Aria, me fais-tu confiance ? me demanda t'il, sérieux.

    -Je vous ai déjà répondu à cette question il n'y a pas si longtemps ... éludais-je.

    -Je te repose la question. Me fais-tu confiance, maintenant ?

    -Oui. 

    -Bien. Alors assis toi !

    Des chaises apparurent. Je m'assis et attendis.

    Il était face à moi, l'air hésitant.

    -... très bien, murmura t'il.

    Il soupira.

    -Bien, Aria, commença t'il. Tout d'abord, si nous sommes dans la bibliothèque, c'est parce qu'il n'y a qu'ici qu'on peut avoir une conversation sans être espionner. Ensuite, je vais te révéler ici des choses que seul toi doit savoir pour le moment. D'accord ?

    J'hocha la tête, curieuse d'en savoir plus.

    -La situation est telle qu'elle est maintenant, car cela résulte du fait que les gnomes se sont retirés de la chasse à l'homme qui avait été donner ... en ton honneur.

    -Et quel honneur ! m'exclamais-je, ironique.

    Dom Aegil souris :

    -Exactement. Donc après leur retrait, des créatures un peu plus ... embêtante se sont mise à ta poursuite. Ces créatures repère leur proie à l'odeur, ce qui fait que ton frère aîné est très bien pu se faire attaquer ... 

    L'information ne fit qu'un tour dans ma tête.

    -Eren ! m'exclamais-je paniquer en me levant.

    -Aria, assis-toi, je n'ai pas fini.

    Je me rassis tant bien que mal. 

    -C'est pour cela que ton frère et ta soeur ont été envoyé pour aller le chercher. 

    -Laura aussi ? Elle est revenue ???? m'écriais-je surprise.

    -Oui. Le conseil l'a rappelé en urgence. 

    Une vague de soulagement m'envahit.

    -Bien. Je continu donc. Ces créatures pourrait donc aller jusque chez toi, ce qui pourrait être dangereux car tu ne sais encore rien. Tu devais donc être mise en sécurité, c'est à dire, chez moi. Il n'y a pas de forteresse plus sécurisante que mon manoir. J'en suis fier, je peux le dire... 

    -Et donc je me retrouve ici ... mais ils vont savoir que je suis ici à un moment où à un autre ... que va t'on faire ? Et puis, qui sont-ils ?

    -Lorsqu'ils sauront que tu es ici, ils abandonneront surement ! On attaque pas le territoire d'un des nôtres en pensant pouvoir s'en sortir ! fit-il en ayant un petit sourire amusé. Sinon, je ne sais pas si tu aimerais vraiment savoir quels sortes de créatures te poursuive ... parfois, l'ignorance a du bon ... veux-tu vraiment le savoir ?

    J'hocha la tête. Il soupira a nouveau.

    -Et bien, les créatures qui te poursuivent sont ... des vampires.


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