• 35

    -Aria !

    Je me retourna.

    -Aria ! Debout !

    Je mis ma couette sur la tête.

    -Aria lève toi ou je te lève par la peau des fesses ! m'hurla t'on.

    De mauvaise grâce, je m'assis en entrouvrant les yeux.

    -Aria, maman a dit que tu as 10 minutes pour te préparer. Je t'emmène au collège. Dépêche.

    Et il partit.

    Axel. 

    Etait-ce une manière de réveiller une fille ?!

    Sa soeur qui plus est !

    Je soupira et soupesa le pour et le contre dans ma tête : d'un côté je pouvais me recoucher, sécher les cours et me faire engueuler par ma mère plus tard, de l'autre, je pouvais aller à l'école et dormir là-bas pendant les cours et recevoir des heures de colles... dans tout les cas je me ferais punir.

    Tout en grommelant, je pris une décision et me leva : ma mère était l'idée la plus effrayante.

    Je m'habilla le plus rapidement possible, pris mon sac et j'enfourna tout ce que je trouva sur mon bureau à l'intérieur.

    Suite à cela, je pris mon portable et descendit mettre mes chaussures.

    Me voyant arriver, Axel se leva du canapé et finit son café d'un trait.

    -T'es prête ? me demanda t'il.

    Je me dirigea rapidement vers la cuisine, bu un grand vers de jus d'orange et je piqua une madeleine qui traîner.

    -Prête ! m'exclamais-je en bâillant.

    Il me prit par la main et m'entraîna dehors.

    Il me vissa le casque sur la tête et me mit sur la moto.

    -Eren, Papa et maman ? demandai-je en me frottant les yeux.

    -Maman étend le linge dehors. Eren est en mission. Papa est au manoir du conseil... me répondit-il en mettant son casque. Autre chose ?

    -Comment Papa et toi, vous faites pour être toujours actif ? Je suis fatiguée, moi ...

    Axel souris :

    -Sa fait partie de la formation. n'empêche, tu as la sale manie de t'endormir dans des endroits improbable ! Hier soir en rentrant, tu te souviens de ce qui s'est passé ?

    Je fis non de la tête.

    -Tu t'es arrêté de marcher en disant que tu étais trop fatigué. Tu t'es mis en boule contre un tronc d'arbre et tu t'es endormi. J'ai dû te porter jusqu'à ton lit ! (Il rit) Quoique tu dévoiles beaucoup de chose en dormant ...

    Sa remarque me fit tilter et je m'éveilla d'un coup :

    -Qu'est ce que j'ai dit ?

    Sans répondre, il monta sur la moto et démarra.

    Il roulait prudemment. Je me cramponnais à lui, moins tendu qu'avant.

    -Finalement, desceller mes pouvoirs n'était pas une erreur ... murmurais-je.

    -QUOI ? TU AS DIT QUELQUE CHOSE ? hurla t'il malgré le vent.

    En réponse, je resserra un peu mon emprise.

    **********

    Lorsqu'on arriva devant le collège, je n'étais plus en retard. J'étais même en avance !

    Il me fit descendre et m'enleva le casque.

    -Qu'est ce que tu as dit tout à l'heure ? me demanda t'il, curieux.

    -Répond déjà à ma question : qu'est ce que j'ai pu dire en dormant ?

    Il rit.

    -Tu as dit que tu te sentais bien mieux. Que Dom Aegil est merveilleux. Que le démon n'est pas aussi démoniaque que tu ne le pensais... d'ailleurs, qu'est ce que sa veut dire ?

    -Tout à l'heure, j'ai dit que finalement ce n'était pas une erreur de desceller mes pouvoirs. Grâce à sa, mon univers c'est agrandis et on s'est rapproché... finalement je commence à t'apprécier ! m'exclamais-je.

    Il eut l'air de réfléchir :

    -Attend un peu ... alors le démon c'est moi ? Dis donc, petite peste somnambule ... 

    Je ris en lui tirant la langue, puis me dirigea rapidement vers les grilles du collège.

    Lorsqu'il vit que je les avais franchis, il se remit sur sa moto et partis.

    -Sa à l'air d'aller mieux avec ton frère ... entendis-je derrière moi.

    Je me retourna : Tess.

    J'hésita une milliseconde avant de sauter dans ses bras.

    -Tess, je suis désolé pour l'autre jour ... je ... je ...

    Elle me rendit l'accolade :

    -Ne t'inquiète pas je comprend...

    Elle recula et hocha la tête :

    -Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais tu as l'air plus sereine, plus calme, plus ... heureuse ? Un petit ami chasseur en vue ? me taquina t'elle.

    On se dirigea vers la salle de classe.

    -Oui je me sens plus sereine. Et non, ce n'est pas grâce au chasseur ! Et pas de petit ami en vue ... dis-je en faisant semblant de déprimer.

    -Tout vient à point qui sait attendre ! fit Louis en passant à côté de moi. Bonjour Aria, bonjour Tess.

    -Salut Louis ! répondit-on en choeur.

    Je bâilla à nouveau.

    -Aria, si tu continue a veillé tard, tu vas finir par ressembler à un panda ! s'exclama Lucas en me dépassant rapidement.

    Je ris :

    -On t'a rien demandé Lucas ! D'ailleurs je suis sûr que toi aussi ta joué jusqu'à tard hier soir ! m'exclamais-je.

    Il prit un air choqué :

    -Comment tu le sais ? Es-tu médium ?

    Je pris un air fière :

    -Peut-être bien ... 

    -Lucas, Aria et Tess ... vous vous décidez a entré en classe ou je vous met absent ? demanda le prof, accouder à la porte.

    -Oups ! firent-ont tous en même temps en courant vers nos places.


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  • 22

    -Quoi qu'il arrive, tu ne perds pas le nord ! s'exclama lias.

    On se baladait dans la rue. Il avait proposé de m'emmener manger au restaurant.

    -Dis donc ! C'est pas tout les jours que je m'éveille ... je crois que mon ventre s'est transformé en trou noir ... tu es sûr de vouloir ... m'inviter au restaurant ? La note risque d'être ... salée !

    -Je pense que te concernant, la note risque d'être surtout sucrée ! s'écria t'il en riant.

    Je souris en remettant mes lunettes de soleil à leur place.

    -Tu n'as pas intérêt à les enlever ! Tes yeux sont encore trop fragile ! me rabroua t'il.

    -Ne t'inquiète pas, Lias, j'ai eu trop mal aux yeux pour les enlever...

    En effet, je ne m'y risquerais pas.

    Une fois dans la cuisine, la lumière de celle-ci m'avait fortement aveuglais pendant un long moment.

    C'est comme ça qu'est venu l'idée de sortir manger au restaurant.

    On passa devant la boulangerie.

    L'odeur sucrée de celle-ci atteignit mes narines et me mit l'eau à la bouche.

    Je jeta un regard à Lias qui souriait, sachant ce que j'allais demander.

    -Lias ... tentais-je.

    -Oui ? fit-il, l'air de rien.

    -On peut entrer ici ? S'il te plaîîît !!!! 

    J'étais consciente de faire ma gamine gâtée. Mais pour des sucreries, j'étais prête à tout.

    -Pas tout de suite ... allons d'abord manger. Tu dois te requinquer avant quoi que se soit ! fit-il de bonne humeur.

    A cette tirade, je me souvins de ce qui s'était produit tôt ce matin.

    -Attend ! dis-je, soudain.

    A mon ton paniqué, il fut tendu, sur ses gardes :

    -Quoi ? Qu'est ce qu'il y a ?

    -Euh ... comment sa s'est fini cette nuit ? ... enfin ce matin ... ?!

    Il eut l'air surpris, puis se détendit.

    -Tu es lente a immergé mais rapide pour pensée a ton ventre ... (il sourit) bien, allons déjà au restaurant et je t'expliquerais là bas.


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  • 28

    Le lendemain arriva un peu trop vite a mon goût.

    J'avais tourner et retourner des centaines de question dans ma tête, sans y trouver ne serait-ce, qu'une seul réponse...

    Ma soeur entra en trombe sans frapper :

    -Cal, debout !

    J'étais déjà assis sur mon lit, habiller et prêt à partir. 

    Elle eut l'air choquer mais n'en dit mot.

    -Alors viens manger si t'es prêt !

    Je me leva et la suivis machinalement.

    -Cal, ça va ? Qu'est ce qui se passe ? me dit elle d'un coup en se retournant.

    Elle me dévisagea.

    -Rien... fini-je par répondre.

    -Je ne pense pas que la bonne réponse soit "Rien". Tu as l'air d'un zombi ! Je suis sur que même si quelqu'un t'attend pour t'attaquer au coin d'une rue ne le fera pas en voyant ta tête ! Tu n'as pas l'air normal ! Reprend-toi, imbécile de grand frère !

    Normalement, lorsqu'elle me traitait d'imbécile, je la taquinais en ressortant de vieux dossier. Normalement.

    Là, je n'en avais ni l'envie, ni la force.

    Le petit déjeuné était déjà prêt à table.

    Emma s'assit et se mit a mangé, vorace.

    Je m'assis à mon tour. Mais mon ventre n'était pas en état d'accepter quoi que ce soit.

    Ma tête non plus d'ailleurs.

    Je ne savais plus trop quoi penser. 

    Apprendre que l'on n'était pas humain, que des démons et des anges étaient à notre poursuite et par dessus tout, que sa propre existence est basée sur un mensonge ... comment vivre correctement en sachant cela ?!

    Alors qu'Emma venait de se finir et se leva, je la suivis machinalement.

    Mais mon père en décida autrement en me forçant à me rasseoir. 

    -Toi, Cal, tu manges avant de partir. Sinon tu ne part pas ! s'exclama t'il en croisant les bras.

    -...sa tombe bien je ne voulais pas sortir aujourd'hui ... dis-je d'une voix monocorde.

    Mon père eut l'air désespéré.

    -Papa ne le force pas sa sert à rien ... fit Emma en me tirant et m'entraîna par la main.

    Je mis mes chaussures et sortit de la maison en sa compagnie.

    Depuis que j'avais quitté le collège - deux ans auparavant- je n'avais plus fait le trajet avec ma soeur.

    Elle s'agrippait à mon bras, l'air heureuse :

    -Sa fait si longtemps ! Je suis contente de faire le chemin avec toi aujourd'hui !

    J'hocha la tête en silence.

    Tout sourire, elle continua a parlé, surement pour combler mon manque de réaction.

    Au coin d'une rue, Simon m'attendait et faillit me rentrer dedans :

    -Waa ! Salut ... euh ... Cal ... ah ? Emma aussi ?

    Emma lui tira la langue :

    -Aujourd'hui il est à moi ! 

    Je lui fis un salut de la tête.

    -Qu'est ce qu'il a ? chuchota Simon à l'oreille de ma soeur.

    Celle-ci haussa les épaules et répondit d'un ton neutre :

    -Peut-être qu'il en a marre de t'avoir toujours dans ces pattes !

    Cette remarque réussi a me tiré un pauvre sourire en coin qui disparu tout de suite.

    -Heiiiin ? fit Simon. Cal, dis-moi que c'est pas sa ! C'est de ma faute ? C'est parce que j'ai crié l'autre jour ? Pardon, je suis désolé c'est de ma faute ... et de la tienne aussi d'ailleurs !

    On avait continuer a marché.

    Plusieurs gars de ma bande était venu nous rejoindre. 

    Que faisaient-ils tous dehors de bon matin ?! Le monde s'était inversé pendant ma fièvre ou quoi ??!

    Arriver devant le collège, Emma me fit la bise et partit toute contente.

    Allais-je devoir laisser celle que je considéré comme ma petite soeur derrière moi ?

    Le coeur vide, je continua a avancé vers le lycée, sans faire attention au gars.

    Qui d'ailleurs c'était fait attaquer par deux-trois bandes qui leur étaient tomber dessus.

    -Encore à l'heure ? Tu fais des progrès Lu... Caliel ! s'exclama un prof à l'entrée du lycée.

    Je l'ignora et monta directement en classe.

    Je ne pensais à rien. Je ne voulais rien. Je ne désirais rien. Je ne voulais rien faire.

    A quoi bon rester en vie dans cet état ? 

    Ces pensées négatives tourner en rond dans ma tête.

    Quelqu'un toussota, me sortant de mes pensées.

    Une tête blonde devant moi me faisait face : Mélinda.

    Je remarqua alors que les cours avait déjà commencer depuis longtemps et que la sonnerie de récréation venait tout juste de retentir.

    -Bonjour. Je t'écoutes. dis-je simplement.

    Elle eut l'air choquer par ma froideur.

    -Bonjour ... je voulais juste te remercier de m'avoir aider. Grâce à toi plus personne ne m'embête. Merci de m'avoir protéger... tient ! me dit-elle en me tendant un sachet violet.

    -Qu'est ce que c'est ? demandai-je, sans vraiment avoir envie de savoir.

    -Des cookies. J'en ai préparé pour te remercier ... accepte-les s'il te plaît.

    Je soupira.

    J'allais tendre la main pour les prendre, lorsque quelqu'un prit le sachet à ma place.

    -Alors comme sa, la petite nouvelle essaye de se mettre notre boss dans la poche avec ... (elle regarda à l'intérieur) des cookies fait maison ? s'exclama Priscillia.


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  • 33

    -Rentrons à présent. J'ai d'autres endroits à te faire visiter... dit-il en se levant.

    Je le suivis et les chaises disparurent derrière nous.

    On redescendit les escaliers. Il remit sa capuche.

    -Qu'as-tu pensé de mon apparence ? me demanda t'il soudainement.

    -Je pense que vous êtes ... normal ? A part la couleur, vous ressemblez à un humain normal ...

    Il sourit :

    -Je vois. Je ne m'étais jamais posé la question à proprement dit, tu m'as rendu curieux en te posant des question sur toi-même...

    Il me fit signe de sortir de la salle et m'invita à le suivre parmi les dédales de couloir.

    Il me fit visiter de nombreuses salles, les unes plus grandes et plus surprenante que les autres.

    -Et maintenant, me dit-il en ouvrant une lourde porte en bois, voici la bibliothèque !

    J'étais stupéfier.

    Je n'avais vu autant de livre rassembler au même endroit !

    Il y en avait du sol au plafond. Partout. Sur deux étages.

    En regardant en bas, je vis une sorte de ... demi-igloo formaient à partir de livre.

    Au milieu d'eux, se trouvait Axel en pleine lecture.

    Il n'avait même pas remarquer notre présence.

    -Ton frère dévore les livres à la vitesse de la lumière, à ce que je vois.

    En effet, à peine prenez t'il un livre dans les mains qu'il se mettait à lire le tout d'une traite.

    Presque sans respiré !

    Il posa un livre qu'il venait de lire à côté de lui en fermant les yeux, comme s'il était repu.

    -Etait-ce intéressant ? demanda Dom Aegil en descendant les escaliers.

    Axel leva la tête, légèrement surpris.

    -Votre bibliothèque est incroyable ! Plusieurs de vos ouvrages ont répondu à beaucoup de mes questions ! Je suis content d'être venu, même si après notre départ sa va chauffer pour moi ...

    Dom Aegil rit :

    -Ne t'inquiète pas, je ne pense pas que ton père soit en colère. Si cette bibliothèque répond à tes besoins, j'en suis honoré. Il y a ici des ouvrages sur à peu près tout. De toute les époques aussi. J'ai même réussi à obtenir un parchemin assez vieux relatant une histoire s'étant produite à l'ère des dinosaures !

    -L'écriture existait déjà ? demandai-je en levant un sourcil.

    -Pour l'humanité, non. Pour nous, oui. Nous avions crée nos propres symboles et avec le temps ceux-ci ont évoluer. Mais les informations sur chaque écritures ou chacune de nos langues sont inscrites dans notre sang. Tu devrais pouvoir lire se parchemin, Aria. J'en suis certain !

    Curieuse, je le suivis vers un petit coin de la bibliothèque, où un parchemin était exposé en vitrine.

    Il m'invita d'un signe de la main a essayé de le déchiffrer.

    Sans avoir besoin de me concentré, et comme si c'était ma langue maternel, je commença à lire :

    "Voici ce que Doëg relate : un septuor a été crée lors de la 7e lune de sa 15e année. Ce cercle si précieux a été une réussite. C'est grâce à cela que du sang, notre nourriture est passé à quelque chose de moins barbare. Au lieu de se détruire les uns les autres, la viande de dinosaure ou de poisson pouvait nous repaître. La découverte du raisin et sa conservation à fait de nous de fin gourmet. Mais certain on finit tout de même par avoir le manque du sang et son devenu vampire, malgré l'interdiction. Le soleil les réduisaient en cendre, tél une punition. La nuit et l'ombre sont devenu leur domaine. Je prie pour qu'il n'y est plus jamais le même fléau et chaos qui nous est tombé dessus par leur fautes.

    Au génération futur : aspirer à la paix et non à la déchéance !

    Doëg, chef des orgueilleux."

    -Tu vois ? Tu as su tout lire, grâce aux informations transmis dans tes veines ! me félicita t'il.

    Je souris, fière de moi et je leva la tête :

    -Qu'est ce qu'un septuor ?

    -Un septuor est une expression musical, qui signifie que sept personnes jouent ou chantent ensemble. Dans se contextes, il s'agit d'un septuor de magie noir, où l'on utilise le chant pour crée un pentacle.

    -Les Sicarius font de la magie ?

    -Oui mais rarement. Les plus férus de magie sont certainement les Sicarius de la gourmandise ou de l'envie...

    J'hocha la tête, buvant ces paroles.

    Il était clair qu'il était un puits de savoir et la personne à même de m'aider et m'instruire.

     


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  • 34

    Il m'avait fait faire le tour des rayons, me laissant flâner un peu.

    -Bien, sur ce, la visite est terminé. Comment as-tu trouvé mon manoir ?

    -Merveilleux et pleins de surprise ! m'exclamais-je.

    Il sourit en hochant la tête.

    Axel se leva et commença a ramassé les livres autour de lui.

    -Laisse mon garçon, les Alfes lumineux rangeront le tout...

    Axel reposa les livres et vint vers nous. 

    -Qu'est ce qu'un Alfe lumineux ? demanda t'il. Je n'ai lu aucune archive sur eux...

    -C'est une race de nain. Ce sont des êtres solaire magnifique. Mais ils ne sortent que le jour. Tu ne les verras donc pas ce soir. A l'inverse, il existe notamment des Alfes sombre qui sont leur opposé, vivant dans l'ombre. Ils sont si laids qu'ils vivent sous terres sans jamais monter à la surface. En général, les Alfes ne causent pas de problèmes, c'est peut-être pour cela que tu n'en as jamais entendu parler...

    -Je vois ... sa se tient... fit Axel en pleine réflexion.

    -Douterais-tu de moi ? demanda Dom Aegil.

    -Non. Je sais que vous n'avez pas d'intérêt à me mentir. Je me disais seulement que j'avais encore beaucoup à apprendre sur les différentes créatures existante...

    -Je comprend. Tu es un garçon intelligent, tu apprendras avec le temps. La curiosité est la plus belle qualité pour celui qui à la soif d'apprendre !

    Axel eut un regard plein de défis et de malice à l'égard de Dom Aegil.

    Je ne l'avais jamais vu aussi excité. 

    Dom Aegil sourit et nous invita à le suivre.

    Nous étions retourner au salon, où Papa et Ozan jouaient à un jeu que je ne connaissais pas. Un jeu étranger.

    La table avait été débarrasser. Les brownies peut-être ?

    Je m'approcha et observa. Axel et Dom Aegil firent de même.

    -Vous êtes en train de perdre la partie, mon chère Ozan ... commenta Dom Aegil.

    Ozan leva la tête vers son maître et fixa la table de jeu, à la recherche d'une potentiel réponse.

    -Dom, ne l'aidait pas ! Je veux gagner moi ! s'exclama mon père en riant.

    -Et moi donc ! fis Ozan, un sourire en coin.

    -Papa, qu'est ce que c'est ? demandai-je, curieuse.

    Il leva la tête vers moi :

    -Ma fille, ce jeu s'appel le Shôgi. Un jeu japonais, l'équivalent des échecs.

    Il fit bouger une pièce. 

    -Tu veux que je t'apprenne les règles ?

    Je fis non de la tête. Il eut l'air déçu.

    -A toi Karle ! Prépare toi à perdre devant tes enfants ! s'exclama Ozan de bonne humeur.

    Je vis Dom Aegil sourire.

    Papa changea une pièce de place et s'exclama tout fière :

    -Echec et mat ! Tu ne peux plus bouger Ozan ! 

    Celui-ci examina le jeu sous toute ces coutures pour trouver une faille.

    Mais vite rattraper par les faits, il abandonna et leva ces mains en l'air :

    -Très bien, tu as gagné !

    Papa nous lança un regard plein de fierté.

    -Bien ! Sur ce, il serait temps que vous rentriez chez vous. La nuit est déjà bien avancée dehors. Il serait plus prudent de rentré maintenant. dit Dom Aegil. Ozan, escortent-les jusqu'à l'orée de la forêt.

    Ozan se leva et posa son poing gauche sur son torse :

    -Bien maître !

    Papa et Axel le suivirent.

    -Aria, j'ai été enchanté de faire ta connaissance ! Comment te sent-tu à présent ? me demanda Dom Aegil alors que j'allais les suivre.

    Je ferma les yeux et me concentra.

    -Beaucoup mieux ! répondis-je. Mon feu est calme et ma boule est presque imperceptible ! Cela faisait longtemps que je n'ai pas été aussi sereine ...

    Dom Aegil souris, apparemment satisfait.

    -Si tes crises reviennent ou que tu es envie de revenir ici, mon manoir t'es ouvert ! Vient quand tu le souhaites, ma maison est la tienne ! me dit-il en m'ébouriffant les cheveux.

    -Merci beaucoup ! dis-je en souriant.

    Un bâillement m'échappa.

    -Allez, rentre chez toi ! Il est tard...

    En suivant son conseil, je courus rejoindre Papa, Ozan et Axel.

    La suite fut plutôt floue.

    Je ne sais même plus comment je suis arrivé dans mon lit.

    Les dernières choses dont je me souvien furent la chaleur de ma couette et la sensation de la main de Dom Aegil sur ma tête...


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